Potion magique

Si vous n’êtes pas tombés dedans quand vous étiez tout petits, alors un peu de potion magique pourra s’avérer utile parfois, selon les périodes de l’année.

Cette potion existe, c’est le moringa !

 

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L’or du Nil

La lecture de Paris-Match, une fois n’est pas coutume !

Par Seb

Pas mal de visites chez le médecin durant cet hiver, à croire que la douceur inhabituelle de cette saison a favorisé le développement  des bactéries et autres virus. Dans la salle d’attente, entre Voici, Auto-Moto et Paris-Match, je choisis la « lecture » de ce dernier.

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Assagaru anuwan

Niger

Assagaru anuwan : le point d’attache, c’est le puits (proverbe touareg).

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Pêcheurs sur le fleuve Niger

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Dans les monts Bagzane, point culminant de l’Aïr

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L’éc-eau des Savanes !

Région des Savanes, Togo. Janvier 2010

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Pour le compte d’une ONG internationale, Seb a réalisé bénévolement une mission d’expertise afin d’évaluer les possibilités de captage des eaux souterraines dans le nord du Togo.

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A la recherche de l’or bleu, au pays de l’or noir

L’exploitation des hydrocarbures a été à l’origine de l’essor économique des pays du Golfe comme l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis ou encore le Qatar. En quelques décennies, ces pays désertiques sont devenus parmi les plus riches de la planète. Mais à quel prix ?

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Ethiopie

L’Éthiopie, le principal château d’eau du Nil bleu

Seb est allé plusieurs fois en Éthiopie dans le cadre professionnel afin d’étudier et rechercher de nouvelles ressources en eau dans le secteur du lac Tana (région Amhara). Lors de ses séjours, il a pu prendre le pouls de ce pays si différent des autres pays africains situés à cette latitude.

Ici,  le relief a structuré des paysages et des climats très contrastés. Les secteurs du Dallol et de l’Afar (situé sous le niveau de la mer) sont parmi les régions les plus chaudes et arides de la planète alors que 300 km plus à l’Ouest, les hauts plateaux sont soumis à un climat tempéré, avec même du givre assez fréquent sur les sommets dépassant les 4000 m d’altitude.

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Le « restaurant » principal de Kunzela, au sud-ouest du lac Tana

Sur l’ensemble des plateaux de l’Éthiopie, on retrouve une relative unité culturelle, fondé sur la pratique d’un christianisme orthodoxe qui remonte au IVe siècle. Cette unité culturelle pourrait expliquer le fait que ce pays est le seul du continent, avec le Libéria, à ne pas avoir été colonisé (en dehors d’une période d’occupation italienne entre 1936 et 1941).

Depuis le royaume aksoumite datant des premiers siècles de notre ère, l’Éthiopie a été au cœur de l’Histoire de l’Afrique de l’Est. Plus récemment, la guerre Érythrée-Éthiopie de la fin des années 1990 est une dernière « réplique » des 30 années de conflit ayant abouti à l’indépendance de l’Érythrée en 1993.

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Au sud de Bahir Dar, un jeune berger ramasse les crottes de moutons, jonchant à proximité d’un char abandonné lors du conflit avec l’Érythrée.

Lac Tana

Ce lac, situé à 1700 m d’altitude, est l’un des plus grands plans d’eau africains à cette latitude, après le Lac Tchad. Comme son homologue sahélien, ce lac est très peu profond (moins d’une dizaine de mètres de profondeur).

On peut le considérer comme la mère du Nil bleu (abay pour les éthiopiens), même si certains sont allés déterminer une source amont plus « officielle » (cf rubrique « Source du Nil ») à ce fleuve.

La seule grande ville riveraine est Bahir Dar (Gondar est à 20 km du lac). Même si  quelques autres bourgades (comme Gorgora au Nord et Kunzela au Sud) possèdent de petits « ports », on ne peut pas dire que les populations locales (principalement des familles d’éleveurs) soient tournées vers cette étendue lacustre. Localement, les pêcheurs au filet utilisent encore les tankwa, ces esquifs en roseau, qui ne sont pas sans rappeler leurs cousines sud-américaines du lac Titicaca.

Le lac possède de nombreuses îles de taille variable. Sur la plupart d’entre elles, les éthiopiens y ont construit des monastères. Les pélicans et les hippopotames sont les animaux emblématiques du lac Tana. Quant aux crocodiles, ils sont plus inféodés au Nil et ils ne s’aventurent que rarement dans le lac.

Environ 50 km à l’aval du lac Tana, le cours du Nil est marqué par la 1ère cataracte (Tis Isat). Excepté en période de crue, le tumulte de l’eau y est nettement moins impressionnant depuis la création d’une centrale hydro-électrique au droit de la chute (ce qui devrait être encore accentué par la mise en service de la centrale hydroélectrique de Beles). Après un long parcours en Éthiopie, le Nil Bleu rejoint le Nil Blanc au Soudan, à proximité de Khartoum. Même si le Nil Blanc est plus long que le Nil Bleu, compte tenu des reliefs marqués et bien arrosés, le Nil Bleu possède un débit plus important (environ les 2/3 du débit à la confluence). La gestion de cette ressource transfrontalière représente un enjeu important et stratégique pour l’ensemble des pays riverains et en premier chef pour l’Égypte dont l’agriculture dépend étroitement de cette ressource nourricière.

Les sources du Nil

La région du lac Tana a été fréquentée dès la fin du Moyen-âge par les portugais. De nombreux ponts anciens, comme celui à l’aval de la 1ère cataracte du Nil, sont ainsi attribués aux portugais.

Plus tard, en 1770, le britannique James Bruce parcourra la région du lac Tana en cherchant la source du Nil (bleu). C’est ainsi qu’une petite source insignifiante de Gish Abay (dans la woreda de Sekela), à quelques dizaines de kilomètres au sud du lac, est aujourd’hui devenu LA source à l’origine du plus long fleuve du monde ! Cette date, qui a marqué l’exploration de la région, est également considérée comme le début de l’exploration (européenne) du continent africain ; Bruce ayant devancé Caillé, Livingstone ou Stanley.

Lorsque j’ai visité cette source sacrée, j’ai été amené à réaliser un prélèvement d’eau pour analyse chimique, sous l’œil protecteur d’un moine. Les résultats ont montré que la qualité chimique de cette source était « sacrément » comparable à celles des sources voisines…

Le bassin de Beles

L’Éthiopie  augmente ces dernières années sa production d’énergie hydro-électrique dans l’objectif de l’exporter vers ses pays voisins. Cette ambition est synonyme d’espoir pour l’Éthiopie, mais semble déconnectée des réalités locales ; les populations rurales n’ayant généralement pas accès à l’électricité.

En tête du bassin de Beles, une nouvelle centrale hydroélectrique possède une capacité de 460 MW. L’eau est captée dans le lac Tana et restituée dans la vallée de Beles, court-circuitant ainsi une partie du Nil Bleu. Cet aménagement, mis en service au début des années 2010, a suscité de nombreuses tensions avec les pays aval et notamment avec l’Égypte.

Par ailleurs, le paysage et le climat sont très différents entre les hauts plateaux (y compris autour du Lac Tana) et les low-lands du bassin de Beles. Les populations y sont également très distinctes ; la vallée de Beles étant naturellement tournée vers le Soudan.

L’eau dans le bassin du lac Tana

La région du lac Tana, et plus généralement les hauts plateaux éthiopiens, sont bien arrosés, même si ces précipitations sont relativement mal réparties au cours de l’année. A proximité du lac (1700 m d’altitude), les précipitations annuelles sont de l’ordre d’un mètre par an alors qu’elles peuvent atteindre le double à proximité des reliefs (qui peuvent dépasser 4000 m d’altitude) ceinturant le lac.

Jusqu’à peu, seule l’agriculture pluviale était représentée sur ces terres d’altitude, notamment pour cultiver le teff, la céréale endémique à l’Éthiopie (et à l’Érythrée) qui sert à préparer la galette traditionnelle (injera). Dans ce contexte, les eaux de surface étaient suffisantes pour répondre aux faibles besoins en eau des populations rurales ; et seules les quelques agglomérations urbaines, comme Gondar ou Bahir Dar, exploitaient les eaux souterraines à l’aide de forages.

Les eaux superficielles, pourtant souvent de piètre qualité bactériologique, restent encore intensément utilisées. Les populations rurales viennent chercher leur eau « à boire » à la mare, dans la rivière, voire directement dans le lac Tana. Peu à peu, l’insera, la poterie traditionnelle en terre cuite permettant de transporter l’eau à dos d’homme de femme, laisse place à des jerricans jaunes prolongeant la vie de ces bidons d’huile de cuisson.

Dans l’objectif de garantir la continuité de l’accès à la ressource en eau et pour limiter les risques sanitaires, ces 30 dernières années des organismes internationaux comme l’UNICEF ont financé la mise en place de nombreuses pompes à mains, de type INDIA, permettant de pomper des eaux souterraines de meilleure qualité. Chaque petit village possède généralement ce type de pompe.

La vie quotidienne

L’odeur du café se retrouve dans l’ensemble des lieux de vie éthiopiens : des maisons cossues d’Addis Abeba aux huttes de montagne. L’accueil des voyageurs de passage s’effectue généralement autour d’un café (buna), versé à l’aide d’une cafetière caractéristique en terre cuite (jebena).

Autour du lac Tana, il n’est pas rare de rencontrer des caféiers dès que l’on dépasse 2500 m d’altitude.

La province de Kaffa (sud-ouest de l’Éthiopie) serait en effet le lieu d’origine du café qui aurait ensuite été exporté au Yémen (région de Moka) en prenant le nom de café arabica.

Le paysage à l’est du lac Tana est marqué par la présence de pitons volcaniques (plug) très acérés. Parmi les plus remarquables, celui d’Addis Zemen (N12°08’52’’- E37°45’58’’) et celui d’Amora Gedel ou « Rocher des vautours » (N11°55’24’’ – E37°54’59’’ à l’ouest De Debre Tabor)  y tiennent une place de choix.

Dans la vie quotidienne, beaucoup de choses attirent l’attention dans ce pays d’éleveurs. Les femmes portent leur bébé sur le dos, à l’aide d’un sac à dos en peau de vache, qu’elles nomment Ankelba. Quelque fois ces porte-bébés peuvent être ornés de petits coquillages (de type cori) en signe de richesse ou de protection…

Le nord de l’Algérie…

L’Algérie est un pays « à part » pour les français. En effet, notre bout d’histoire en commun rend complexe nos relations avec notre voisin d’outre-méditerranée. Depuis la guerre civile des années 1990, que certains algériens nomment la « décennie de la mort »,  les touristes ont disparu du nord du pays, se cantonnant à la partie saharienne (NDLR : avant les problèmes de sécurité récents liés à AQMI). Au cours de nombreux séjours professionnels, Seb a  été amené à parcourir la partie tellienne (septentrionale) de l’Algérie et la bordure de l’immense partie saharienne. Lire la suite