Rouler – Matériel

Cette page récapitule les différents vélos que nous avons eu au cours de nos voyages. Bien entendu, il s’agit simplement de retours d’expériences, car le matériel évolue chaque année, et de nouveau modèles apparaissent, plus performants, plus légers…

Par ailleurs, il faut bien noter que nous avons souvent « fait avec  » ce que nous avions sous la main, privilégiant les belles destinations, au « beau » matos 😉 . Notre matériel est donc le fruit de compromis qui nous ont satisfaits, mais ne correspond pas à une recherche systématique de l’équipement parfait.

Nous aborderons dans cette page le transport des enfants, les systèmes de traction, les tandems , et enfin les vélos solos.

1 – Le transport des enfants

La carriole

Nous avons eu trois carrioles différentes :

  • Une première carriole « de base » b’Ttwin 2 places, acquise pour notre ainé. Elle avait pour avantage son prix, sa légèreté, et sa relative bonne étanchéité de base (i.e. sans sur-capote de pluie) du fait d’un tissu extrêmement tendu de toute part, qui garantissait un ruissellement parfait. Elle n’avait pas d’amortisseur. Elle n’a pas survécu à une grosse tempête en Norvège, au passage d’un Fjord (vent de plus de 120 km/h) : elle a été soulevée, retournée et la capote a été arrachée. Pour les âmes sensibles, Adélie (3 ans) n’avait pas été emportée par le vent, on l’a toujours !
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La carriole b’Twin dans les Lofoten (Norvège – 2010)

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Gaspard dubitatif lors de l’échange de notre carriole devant le seul magasin de sport de notre parcours sur les Lofoten : à l’arrière la b’Twin explosée par le vent, au-devant la Merida qui prendra l’eau dans les jours suivants ! (Norvège – 2010)

  • Une seconde carriole MERIDA, 2 places. Après notre tempête norvégienne, nous avions pu racheter une carriole pour pouvoir continuer notre voyage (la seule carriole disponible dans l’archipel des Lofoten, vendue à prix d’or !).  Elle possédait un défaut de conception : le tissu composant les parois était mal tendu ! D’où un problème d’étanchéité général : nous sommes donc allés dans des pays arides les années suivantes 😉 ! Non, un bricolage maison a heureusement permis de réaliser une capote de pluie sur-mesure qui a remédié à cet inconvénient. Une capote de soleil, réalisée sur mesure, a été également ajoutée : elle était en tissu et avait l’avantage d’occulter la lumière, ou la poussière, ainsi que de laisser passer l’air de façon modulable. La carriole a souvent accueilli 2 enfants. Et même un jour au Kirghizstan, l’ainé Gaspard et son vélo en « mode survie » !!
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Mode survie au Kirghizstan (2013) !

  • Une carriole Corsaire XL (marque Chariot, devenue Thule). On retiendra une bonne tenue de route et un système d’amortisseur très efficace, indispensable aux longs voyages hors des routes asphaltées.
    Quelques petits bémols à ce modèle, devenu un standard utilisé pour les voyages au long cours :
    – Assez étroite pour une remorque 2 places,
    – Un peu lourde (~13 kg) même si elle ne possède pas de coque plastique. Cette carriole n’a pas résisté aux pistes de l’Himalaya indien, et surtout aux passages de nallahs (torrents de fonte des glaciers) : le timon s’est brisé vers les dernières étapes de notre voyage.
Les pieds au frais

Passage de nallahs, les pieds au frais (Inde – 2016)

Timon cassé

Le porte-bébé

En plus des carrioles, dans lesquelles nous mettions un siège-coque bébé (style Cosy) durant les premiers mois de nos enfants, chacun d’eux a été porté sur le dos de sa maman à vélo. Pourquoi ? Tout simplement parce que la carriole c’est bien, mais au bout d’un moment un enfant s’ennuie, et changer de point de vue, sentir sa maman, discuter, chanter, s’endormir sur le dos, c’est quand même plus rigolo ! Par ailleurs, lorsque la piste devient trop rugueuse, pendant une longue période (style tôle ondulée) le dos d’un parent présente un amorti plus efficace que n’importe quelle type de carriole (même avec amortisseur). Alors nous sommes conscients que l’idée de faire du vélo avec un bébé sur le dos, ça puisse en choquer certains ! Mais nous nous sommes imposés certaines règles : choc par un tiers interdit (donc pas de portage sur des routes très passantes), chute interdite (donc pas de grandes vitesses, pas de terrain difficile), veiller à l’insolation (pas de portage lorsqu’il fait chaud, chapeau, lunettes et vêtement couvrant intégralement le corps, de rigueur). L’enfant a un casque dès qu’on estime que cela est nécessaire.

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Adélie dans le dos, Ile de Groix (2009)

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Titouan dans le dos, Italie, Dolomites (2012)

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Titouan dans le dos, Kirghizstan (2013)

Ariane n’a jamais ressentie la moindre prise de risque avec un enfant sur le dos : maman-enfant ne faisaient qu’un avec ce type de système de portage, et il n’y avait aucune sensation de déséquilibre. Avoir un système de portage léger s’est révélé également pratique pour avoir les mains libres en voyage, notamment lorsqu’il faut pousser les vélos, les mettre dans les transports en commun, etc… Différents systèmes de portages ont été testés, ils ont tous la particularité d’être près du corps et donc non déstabilisants :

  • l’écharpe : l’avantage c’est d’avoir ce grand morceau de tissu qui sert à tous : couverture, aire de jeux, etc… L’inconvénient : moins pratique à mettre rapidement sur le dos, prend de la place à stocker, et met du temps à sécher une fois mouillé.
  • le porte BB chinois (un grand MERCI à Claire K. qui me l’a fait !) : c’est l’idéal pour un bébé de 0 à 1 an. Pratique et rapide à mettre sur le dos, se stocke n’importe où.
  • la version du commerce, le porte bébé ERGOBABY : un peu cher à l’achat, mais idéal pour un grand de 2 ou 3 ans. Il prend un peu plus de place à stocker que le porte-bébé chinois, mais quel confort et quelle rapidité à installer ! Même le papa s’y est mis. On ne sent pratiquement pas l’enfant. Bref, un pur bonheur !

2 – Les systèmes de traction

Le Follow-Me

La réputation de ce système de tractage n’est plus à faire. Il permet d’accrocher le vélo enfant à celui d’un adulte (http://www.followme-tandem.be/). Il est fixé sur l’axe de la roue enfant. Il est compatible avec des tailles de roue de 12″ à 20″. Quand le vélo enfant est détaché, le Follow-me (4 kg) se rabat verticalement derrière le vélo tracteur (fixation renvoyée au porte-bagage par un petit mousqueton). Nous l’avons testé durant de nombreuses années, sur tous types de terrain allant jusqu’au « vrai VTT », et il n’a jamais montré de quelconques signes de faiblesse.

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Follow-Me sous la pluie, Lofoten (Norvège – 2010)

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Follow-Me dans le Dolomites (Italie – 2012)

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Follow-Me au Kirghizstan (2013)

Le vélo enfant s’attache et se détache en moins d’une minute, même seul et le vélo tracteur bien chargé (avec un peu d’habitude !). Pour l’adulte qui tracte, la présence du Follow-me se ressent plus ou moins selon les cas suivants :

  • Plus l’enfant est léger à l’arrière, plus c’est facile, logique !
  • Si le vélo tracteur est « vide » sans sacoche : aucun souci !
  • Si le vélo tracteur est chargé de sacoches arrières : la conduite du vélo tracteur est plus physique pour le tracteur, un gros effort devant être fourni pour maintenir le guidon droit (effet « guidon qui bouge dans tous les sens », par le fait que c’est la seule partie mobile de l’attelage)
  • Si le vélo tracteur est chargé de sacoches arrière ET avant : la conduite devient TRES physique (toujours l’effet guidon qui va où il veut !) dès que la piste est irrégulière (ça fait les bras !)

La barre Trailigator

Bof… Nous ne l’avons testée qu’une seule fois lors d’un séjour non-itinérant dans l’Aragon, en Espagne, et sur des pistes. Ce ne fut pas une réussite, en raison du peu de résistance de l’ensemble (vélo tracteur / vélo tracté) sur un terrain non asphalté. Le Follow-me est bien plus robuste, moins déséquilibrant pour l’enfant dans les virages.

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Essaie infructueux de la barre de traction dans le Désert des Bardenas : Gaspard préfère pédaler seul, malgré la fatigue de la journée ! (Espagne – 2009)

L’élastique

L’élastique est la solution idéale pour une aide ponctuelle s’adressant à un enfant autonome sur son parcours. Il ne constitue pas un système de tractage en soi comme peut l’être le Follow-Me. Ce n’est qu’une aide pour soulager (dans une côte par exemple, ou un faux-plat montant), l’enfant doit continuer à pédaler : d’une part pour aider le tracteur, et éviter une trop grande tension de l’élastique ; d’autre part pour garder l’équilibre. Ça peut même se révéler assez dangereux pour un enfant encore petit, qui ne sait pas encore gérer la distance entre les deux vélos.

Il s’agit d’un câble élastique (style tendeur), vendu au mètre (6 mm, L = 2 m à 2.50 m), relié aux 2 vélos via des petits mousquetons.

Adélie en Autriche lors de notre traversée des Alpes (2017)

Adélie tractée par le tandem, traversée des Alpes (2017)

3 – Les tandems

Le tandem PINO HASE

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Tandem devant le Lac Titicaca (Andes – 2015)

En mode « Triplette » avec le Follow-Me, sous le massif du Nun-Kun (7000 m), lors de la traversée de l’Himalaya indien (2016)

Depuis 2015, nous roulons sur un tandem allemand Hase, modèle Pino Allround 2015. Il a traversé une partie des Andes, l’Himalaya Indien et l’arc Alpin, principalement sur des pistes, et se porte à merveille ! Il possède les options suivantes :

  • pédalier enfant,
  • béquille double (charge 100 kg).

Nous n’avons pas pris les poignées additionnelles, remplacées par des poignées que nous avions déjà. On a trouvé cela pratique de pouvoir avoir une autre position des bras sur le vélo grâce à ces poignées.

Nous n’avons pas pris le porte-bagages avant (Lowrider), le trouvant assez cher. Les sacoches Vaude avant (grandes) ont été mises directement sur le support de la béquille avec un bricolage réalisé par notre revendeur. Si l’idée est séduisante au départ, elle s’est révélée peu pratique et fragilisante pour le vélo : d’une part avec ce système les sacoches sont trop hautes, et difficiles à installer tous les jours, les attaches sont trop sollicitées et cassent. D’autre part, la béquille avant ne remonte plus lorsqu’on roule, nécessitant de mettre un tendeur/sandow pour qu’elle soit suffisamment relevée et ne touche pas le sol.

Ce vélo a été acheté chez un revendeur à côté de Grenoble (Cycles Bentoline, Crolles).

Après pas mal de pistes, voici nos impressions :

Les plus 🙂 :

  • Idéal et confortable, pour les 2 passagers, pour faire de longues distances sur revêtement asphalté.
  • La position « enfant assis / adulte droit » favorise les échanges et les discussions, et permet de se raconter des histoires tout au long de la journée, même malgré le vent 😉
  • La possibilité de transporter un enfant fatigué ou qui ne pédale pas, du fait de la double chaîne (découplée), est sécurisante. On a par ailleurs croisé à deux reprises des parents français d’enfants handicapés physiques, qui étaient intéressés par ce type de vélo, très adapté à la mobilité réduite (divers accessoires spécifiques existent) : nous restons à disposition pour un essai / prêt du matériel !
  • La fiabilité/solidité de l’engin malgré quelques points de vulnérabilité (cf infra).

Les moins 😦 :

  • La faible maniabilité sur piste : la petite taille de la roue avant (20 pouces) rend le tandem peu maniable en terrain difficile, et extrêmement difficile à diriger en terrain sableux (même avec seulement quelques centimètres de sable). Nous n’avions pas rencontré cette limite avec notre attelage précédent, « vélo adulte + FollowMe et vélo enfant », qui se révélait plus efficace sur piste difficile. Sur piste, le fait que le vélo soit chargé sur l’avant (pourtant uniquement avec un enfant) nous a paru moins efficace que le tractage d’une charge arrière, comme dans le cas du Follow-Me.
  • L’encombrement total : même si le tandem peut se séparer en 2 parties (manip’ assez longue), il reste fragile, nous avons donc préféré le laisser « entier » lorsque nous prenions le bateau ou le mini-bus. Cela représente 2,10 m tout de même…
  • La fragilité du matériel : étant un peu « bourrin », on aime bien avoir du matériel robuste pour ne pas avoir trop de questions à nous poser. Hors le Pino possède des équipements haut de gamme, interdisant toute casse sous peine de réparation compliquée, et notamment le système hydraulique lié aux freins (nous n’avons pas utilisé notre kit de purge). Le pédalier enfant nécessite également un contrôle quotidien lorsqu’il est soumis à des vibrations (pistes, tôle ondulée), car l’ensemble peut se desserrer. Bien prendre un jeu de plaquettes de rechange (assez spécifiques, ne se trouvent pas sur place) pour les changer régulièrement. Pour ce type de parcours assez abrasif avec le sable, il aurait été bon de les changer au bout de 2000 km environ.
  • La difficulté à interchanger rapidement des enfants de gabarits différents : nous aurions aimé pouvoir installer à l’avant du tandem, les 3 enfants en fonction de leur état de fatigue. Mais le pédalier enfant ne se règle pas si facilement (longueur de chaîne) pour des longueurs de jambes différentes.
  • Heu… le prix !…

Le tandem MORPHEUS CIRCE

Adélie et Olivier sur la Morphéus, dans les Dolomites (Italie – 2017)

Durant notre traversée de l’arc alpin, nos amis venus nous rejoindre dans la partie des Dolomites, avaient deux tandems Morphéus de chez Circé. Nous avons pu les tester en échangeant nos montures et/ou nos enfants. Nous avons roulé principalement sur des pistes de montagne, mais uniquement sur deux semaines, et jamais sur terrain sablonneux.

La conception de ce tandem mixte assis/couché se rapproche de celle du tandem Hase Pino… pour un prix beaucoup plus compétitif.
Il est un peu plus léger (20 kg, contre 24 kg pour le Pino), mais possède deux roues de 20″, qui peuvent rendre la précision de pilotage plus aléatoire sur pistes. Le siège passager est plus facilement réglable, mais moins « enveloppant ».

Le sentiment général est peut-être d’avoir un vélo moins robuste entre les mains, moins précis, mais durant ce voyage, aucun problème mécanique n’a été à déplorer, malgré des terrains difficiles.

4 – Les vélos solos

La draisienne

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Titouan en draisienne sur les rives du lac Titicaca (Pérou / Bolivie – 2015)

Il nous est arrivé d’emporter une draisienne Décathlon B’Twin, notamment dans les Andes pour Titouan, car le petit bonhomme pédalant tout seul depuis ses 3 ans, nous devinions qu’il allait trouver le temps long en carriole !

Elle faisait 3 kg, et nous l’attachions au-dessus de la carriole à l’aide de sandows. Cet équipement s’est révélé indispensable pour Titouan, qui la réclamait à corps et à cris, et faisait plusieurs kilomètres par jour avec. En revanche, il a peu « pédalé » dans les terrains sableux du Sud-Lipez.

Nous avons préféré emporter une draisienne plutôt qu’un vélo à pédales, pour le faible poids et le faible encombrement. Et à 4 ans, Titouan avançait « presque » à la même allure que nous, sur des terrains adaptés (profils plats ou descendants).

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Seb transporte la draisienne sur la carriole, Panaméricaine (Pérou, 2015)

Plage de Huyanque, Titouan se régale en draisienne

Plage de Huyanque, Titouan se régale en draisienne

 

Les « petits vélos »

Nous mettons dans cette catégorie les vélos de nos enfants entre 4 et 8 ans environ, du 16″ au 20″. Ces vélos ont tous été accrochés au Follow-Me.

Nous avons « collectionné » différents petits vélos, du haut de gamme au très cheap.

  • Le vélo Puky ZL16

Il est adapté dès 3 ans, pour une taille de 1 mètre ! Son cadre abaissé est parfait pour les petit. Il est également évolutif, et dure jusqu’à 6-7 ans. C’est un très beau vélo de voyage avec son petit porte bagage sur lequel on peut mettre de vraies sacoches ! Il possède 3 vitesses, pour se familiariser avec cet équipement. Les points négatifs : le frein par rétropédalage qui pose problème avec le Follow-Me. En effet, quand l’enfant se repose et ne pédale pas, il appui sur les pédales et donc… il freine ! La réparation de la roue arrière en cas de crevaison nécessite le démontage complet de la roue, ce qui n’est pas forcément évident…

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Adélie sur son Puky, au Kirgizstan (2013)

  • Les vélos 14″ et 16″

Nous avons eu un vélo 14″ avec carriole pour poupée !!!!! Mais ce vélo n’a fait que de l’itinérance très locale 😉 :

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Adélie tracte sa carriole, Vercors

Nous avons également investi dans un petit vélo Décathlon d’occasion (16″) à 5€, avant notre départ pour l’Himalaya, afin de pallier au problème de rétropédalage avec le Follow-Me.

L’idée était de l’offrir sur place et de ne pas le ramener en France, une fois notre traversée terminée. Mais ce fut très difficile pour Titouan de se séparer de son vélo rouge adoré, et de tous les souvenirs qu’il avait avec !

Titouan dans le Spiti, sur son vélo « chéri » à 5 euros ! (Inde – 2016)

Les autres vélos

Les enfants ont toujours voyagé avec des VTT (Trek, b’Twin) améliorés (transmission, pneus increvables Schwalbe, guidon papillon ou a minima « cocottes »…).

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Gaspard dans la montée de l’Altiplano depuis Nazca (Pérou – 2015)

Col Rodvarica (Slovénie – 2017)

Rien à signaler de particulier chez les vélos des parents !

Nous n’avons pas de vélos de voyage spécialement conçus en ce sens. Rien pour faire rêver dans les chaumières ! Seb roule depuis toujours sur un cadre d’ancien VTT American Eagle non suspendu, sur lequel il a fait quelques adaptations. Et il n’a pas l’intention de s’en séparer. C’est vrai qu’il se dit qu’après avoir tracté des carrioles, avec des vélos dessus, des enfants dedans, des vaches à eau et des réserves de nourriture pour plusieurs jours, s’il a tenu (moyennant quelques soudures), alors il tiendra encore !