BikeRafting à travers les Monges – #2 : de Sisteron à Chorges

La seconde partie du trip BikeRafting de 5 jours entre Durance et Monges.

Hier, en fin de journée, nous avons commencé notre remontée vers le Nord, en nous approchant du massif des Monges. La nuit a été humide et Antho a eu le nez fin de sortir son superbe tarp-tente Tipik au poids très concurrentiel (300 g). Au col de Fontbelle, une très jolie descente (T3) nous attend avant de partager un café au gîte des Monges, à Authon. On en profite pour faire le plein de petits fromages de chèvres. Ce village d’Authon m’a toujours fasciné ; c’est ce que certains appellent un bout du monde, à l’ambiance si particulière.

On n’est pas trop en avance pour gravir le sommet des Monges mais ce n’est pas grave car un beau parcours de crête est au programme de l’après-midi. La piste de la clue de Feissal se monte sans encombres. Les patous font leur job, sans exagérer. Nous, on met les vélos sur les épaules car la pente se redresse dans un environnement particulièrement esthétique, avec les Cloches de Barles en toile de fond.

Je vous avais parlé de dépaysement. La toponymie ne s’y est pas trompée. Au col de la Croix de Veyre, on atteint les « pâturages de Chine » ! Les petits fromages n’iront pas plus loin. Évaporation ou sublimation ? En tous cas, ils nous requinquent pour la suite de l’itinéraire que nous découvrons plein cadre.

Après une belle petite descente sur le col de Clapouse (T2), c’est les-vélos-sur-le-dos que nous accéderons aux nombreux petits sommets de la crête de Clot Ginoux (2 112 m), le point culminant de notre trip. Après les Pâturages de Chine, ce sont les montagnes russes (T3) qui nous attendent. Quel voyage !

Les puristes diront que c’est moyennement roulant mais qu’est-ce que c’est esthétique. Du funambulisme à moindre risque. Tellement beau, qu’on décide de bivouaquer ici en attendant le soleil nous dire au revoir derrière les Baronnies provençales.

Cinquième jour. Dernier lever. Les nuages se réveillent aussi alors qu’on ne les avait pas beaucoup vus depuis cinq jours. La fin de la crête est toujours bien jolie même si les hautes herbes limitent notre vitesse lors de la traversée du sommet de la Chanau. Descente bien sympa et roulante jusqu’à Chabanon, verrue architecturale dans cet environnement si harmonieux. On en profite pour acheter quelques victuailles. Concours de circonstance ou hallucination ? Alors qu’Anthony nous loue depuis quelques jours les vertus de la Caturige, la bière de Chorges, nous tombons nez-à-nez avec une affiche publicitaire de cette bière blonde. Elle fait apparaitre un chevalier sur une bouée jaune qui ressemble à s’y méprendre à Pascal mal rasé sur son packraft Kokopelli !  

Une petite descente de type DH nous amène rapidement au village de Sélonnet après avoir traversé quelques petites marnes grises. Nous roulons à vive allure sur les pistes qui nous amènent à La Bréole, en espérant arriver avant la fermeture méridienne de la fromagerie. Une petite crevaison et les fromages nous passent sous le nez ! On file au lac pour regonfler nos packrafts pour l’ultime traversée aquatique.

Vers la baie des Lyonnets, le lac de Serre-Ponçon se dévoile sous ses plus beaux atours : des marnes érodées, luisantes, qui plongent dans le bleu turquoise bien réel de cette retenue pourtant artificielle. Sous l’œil des aiguilles de Chabrières et du Dormillouse, on entre dans le « fjord » de la baie des Moulettes (à Chanteloube), bras de lac qui nous permet de nous approcher au maximum de notre destination finale et… initiale. Après quelques derniers coups de pédales, la tête dans les étoiles, nous atteignons Chorges avec un plaisir non dissimulé. La boucle est bouclée. On ne sait plus très bien si le packraft a permis de belles liaisons entre les parcours VTT, ou si nos vélos ont enrichi l’itinéraire entre les jolis tronçons de navigation… En tous cas, nous sommes des amphibiens heureux !

Avant de se quitter, quoi de mieux que quelques gorgées de Caturige pour nous reminéraliser et clôturer ce trip ?!

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Pour les amateurs de carte et de chiffres, voici l’itinéraire réalisé en 5 jours :

Enfin, pour ceux qui souhaiteraient récupérer le fichier GPX, on vous renvoie vers le récit/topo Mytrip rédigé par Anthony, reprenant pour l’essentiel l’article paru dans le magazine Carnets d’Aventures #61 (automne 2021).

https://www.expemag.com/carnet/bikerafing-combo-vtt-et-packraft-dans-les-alpes

 

 

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