[Ski en Iran] #3 – Gros sacs au Zagros

21-27/02/2017

Tentative de traversée du massif du Déna (Zagros) se transformant en belles journées de ski au-dessus de Sisakht. Magnifique itinérance au départ de Khafr. Sommet du Gash Mastan (4410 m), point culminant de la chaîne des Zagros.

21/02/2017 : Départ ce matin pour notre traversée. L’achat du pain (en forme de grandes plaques) se transforme en visite de la boulangerie, à la demande du boulanger et d’Ali ! Nous qui souhaitions démarrer tôt le ski, c’est assez mal engagé, mais ce sont ces petits aléas qui donnent une saveur particulière et font l’intérêt principal du ski de rando loin de nos massifs.

Nous remontons ensuite au-dessus de Sisakht en direction du Bijan Pass, avec la voiture d’Ali, afin de mettre en place notre dépôt de nourriture. Mais la route, non déneigée au col (3200 m), est volontairement coupée assez bas (2550 m) par un merlon de terre infranchissable par notre petite berline. Ali est vraiment sympa, et veut tout de même essayer de nous monter le plus haut possible, mais difficile de faire passer sa voiture sans risquer d’abîmer son bas de caisse qui racle les cailloux. Et puis… on se rend compte que le pneu arrière est crevé. Ah ben… nous qui souhaitions démarrer tôt le ski, c’est pas gagné aujourd’hui ! Seb décide alors de monter rapidement à pied un peu plus haut, afin de laisser notre sac de victuailles, dans un arbre, à l’abri des prédateurs, tandis que nous changeons la roue.

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Merlon de fermeture de la route

C’est alors qu’on voit débouler deux  4×4 rutilantes, qui passent le merlon de terre sans trop de problèmes. On salue les occupants de la première voiture qui nous dépasse à vive allure sans nous prêter attention. Ca nous étonne : des piétons étrangers sur cette route isolée de montagne, ça se remarque, non ? Ou alors, c’est qu’on a pris l’habitude de faire l’attraction, la grosse tête nous guette-t-elle ?… Mais tandis que le 2ème 4×4 nous dépasse, on reste scotché : ce sont des skieurs !!… Alors que la roue est changée, deux autres 4×4 arrivent. Cette fois-ci on se met au milieu de la route pour les arrêter. Ils nous expliquent qu’ils vont skier à partir du Bijan Pass, qu’ils font parti du même groupe avec les véhicules qui les précèdent, et que dans le second 4×4 ce sont des français. Nous apprendrons plus tard que c’est un groupe du CAF de 12 personnes d’Albertville. Mais tandis qu’on essaie de faire comprendre à l’un de leur guide iranien, du mieux qu’on peut, qu’on aimerait bien qu’il nous dépose au bout de la route, notre sac de nourriture (on n’exige même pas dans un arbre, rien…), les voilà qui repartent, préférant sans doute ne pas perdre de temps avec nous !! Et les français du second 4×4 n’ont même pas bronché ! On reste sans voix ! Tant de générosité, d’entraide entre français à ski au bout du monde, du jamais vu !…

Bref, tout cela n’entame pas notre moral, et après avoir laissé au mieux notre sac de nourriture, changé la roue, le soleil commence à bien chauffer. Mais Ali se démène pour qu’on puisse atteindre rapidement notre point de départ au fond de la vallée, aux sources de Cheshmeh KuhGol. Arrivés sur place, il est l’heure de lui dire au revoir. Nous lui laissons les housses à ski et nos baskets afin qu’il les dépose à Isphahan, et nous le remercions sincèrement pour toutes ces heures passées avec lui.

Dans ce joli vallon, nous découvrons alors la neige pour la première fois en Iran : encore très froide et poudreuse en versant Nord, elle est transformée voire inexistante en versant Sud. Au fond de notre vallon, sous les rayons de la mi-journée, nous cuisons littéralement, et malgré la crème solaire, les coups de soleil vont être redoutables… Nous arrivons au pied du passage clé que nous avions identifié sur la carte, et qui nous était caché jusque là : la remontée d’un couloir permettant d’atteindre le plateau sommital. Celui-ci est partiellement déneigé laissant apparaître des ressauts rocheux scabreux… Après de looooongues minutes de réflexions, alors que Seb reste persuadé que ça peut passer, Ariane et Rémi jugent qu’il est préférable de rejoindre directement le Bijan Pass en shuntant ce premier couloir : l’heure avancée, la chaleur écrasante, et l’éventuel risque de chutes de pierres lié au réchauffement ne leur inspirent pas confiance. Seb râle intérieurement (et un peu extérieurement), et nous en sommes quittes pour une jolie balade au fond de ce vallon, et une longue remontée vers le Bijan Pass (en récupérant notre sac de nourriture !). Sous le col, nous recroisons le groupe de skieurs qui revient d’un sommet à proximité. Petite discussion rapide, ils semblent mieux comprendre notre projet de traversée, et s’excusent de leur manque de réactivité le matin même… Ah ben quand même.

De notre côté, nous plantons la tente sous le Bijan Pass pour une belle nuit sous les étoiles, juste dérangés par un renard qui entre dans l’auvent de la tente à la recherche d’un bon en-cas !

22/02/2017 : Départ ce matin pour la traversée vers les abris de Cheshmeh Pouneh suspendus au-dessus de la vallée, sous le Houzdal. La remontée se fait par de belles pentes à 30° puis 35°, et nous découvrons une neige très travaillée par le vent, non transformée à ces altitudes, même en versant sud-est. Arrivés à l’épaule du Sichani (3800 m), la vue est superbe sur Sisakht et la vallée… mais nous restons prudents pour la suite. 

A partir de ce point, il nous faut prendre une décision cruciale pour les jours suivants : continuer notre traversée avec les incertitudes nivologiques que nous n’avons pas réussi à lever, ou bien revenir sur Sisakht, puis Khafr, et privilégier des sorties en étoile. Rémi et Seb partent en reconnaissance, en traversant le premier cirque. En effet, l’itinéraire domine les hautes falaises de Sisakht, traverse deux cirques suspendus, et nous aurions préféré ne nous poser aucune question sur la qualité de la neige pour ces passages clés et exposés. Par ailleurs, des chutes de neige sont prévues pour le lendemain, et comme des pentes soutenues nous attendent les jours suivants, nous préférons jouer la prudence à 3, et avant d’être pris au piège à plus de 4000 m, nous décidons de réorienter notre ski pour les jours à venir.

Nous redescendons sur Sisakht dans l’après-midi . Une Peugeot Pars nous ramène en ville. Le chauffeur est à nos petits soins, et après deux ou trois coups de fils, il nous trouve un hébergement chez l’habitant, une « suite » (appart) à l’étage d’une maison familiale.

Ce soir, alors que nous nous baladons en ville et préparons notre sortie à ski du lendemain, puis notre transfert sur le village de Khafr dès  le soir suivant, une iranienne parlant parfaitement anglais nous propose de nous servir de traductrice pour nos transactions. Elle nous emmène ensuite dans son « café » qu’elle tient avec son mari. Les « cafés » sont des nouveautés en Iran, surtout dans les petites bourgades. Son mari, Assef, est un montagnard avertit, et il est bientôt rejoint par Réza Haghbin, guide et personnalité locale qui a écrit un très beau topo sur le Déna… et qui organise le séjour des 12 français sur Sisakht !! Il va nous en chercher un exemplaire « Climbing Routes to Dena », pour nous l’offrir, nous sommes très touchés. Bon par contre… il est essentiellement en farsi 😉 , mais l’introduction est en anglais.  La photo de couverture est de Assef.

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Dans le Coffee Shop d’Assef et sa femme : Seb, Assef, sa femme (mille excuses, on n’a pas retenu son nom, et elle ne l’a pas écrit…), Ariane, Rémi

 

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Assef et sa femme, et Réza à droite, l’auteur du topo

23/03/2017 : Les prévisions météo se vérifient ce matin. Le temps est couvert, mais il ne neige pas encore. Nous décidons de ressortir cette fois-ci dans les beaux vallons, en poudreuse, que nous avons aperçu au départ de la source. Une multitude de petits couloirs permettent d’atteindre le sommet principal de Qalam (à 3600 m).

Arrivés au sommet, la neige commence à tomber, et c’est le vent et la tempête qui nous accueillent. Mais la descente reste en excellente condition.

La neige commence à bien tenir sur la route, et notre chauffeur de taxi, prudent, nous propose de ne partir que le lendemain matin pour Khafr. Il nous assure que là-bas, d’après un de ses informateurs, ce sont 30 cm qui viennent de se déposer sur la route. Mais c’est sans compter sur les qualités de persuasion de Seb , qui carte en main, lui explique que les altitudes que nous allons traverser sont toutes plus basses que Sisakht. Et qu’au pire, si la route est bloquée à Khafr, on montera à ski ! Alors en avant, et en effet, dès la sortie de Sisakht, c’est bien de la pluie qui tombe.

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Il neige à Sisakht

 

Arrivés à Khafr, notre chauffeur va faire preuve d’une patience infinie pour nous trouver un toit. Réza nous a bien donné deux noms de ses amis, pour nous loger, mais ceux-ci ne sont pas au village actuellement. Au bout d’une heure, on nous présente des « suites », dans lesquelles il n’y a pas d’eau courante l’hiver, mais tant pis, on aura un toit. Alors que nous nous apprêtons à tout décharger, Assadoula vient à nous, et nous invite à venir plutôt manger et dormir chez lui.

Il vit avec sa femme Mina, son fils de 2 ans et sa mère, dans une jolie maison tout au bout du village. Un de ses amis vient également manger avec nous ce soir. Et même s’ils parlent très très peu anglais, la soirée est très agréable.  Et puis, dès que le besoin s’en fait sentir, Assadoula passe un petit coup de fil à l’un de ses frères qui parle anglais, et nous avons la traduction en direct !

D’après ce que nous comprenons (merci Google Trad !!), Assadoula est le maire du village. Toute notre conversation s’articule autour de leurs téléphones portables : pour traduire nos échanges, et pour nous montrer des photos de leur massif. Ils sont chasseurs (attention, pas dans leur massif, protégé, hein, plus loin d’ici, nous préviennent-ils à plusieurs reprises !!), et grâce à eux nous découvrons la faune locale, avec les photos qu’ils nous transmettent : les pazan aux grandes cornes (sorte de bouquetins endémiques d’Iran) , et les ours, nombreux dans le massif ! Heureusement, l’hiver ils hibernent !

Alors que nous préparons nos sacs pour le lendemain, Assadalou nous présente ses affaires de montagnes : chaussures, piolet, etc… On se rend compte encore une fois que les iraniens possèdent une réelle culture montagnarde. Il est très intéressé par notre matériel, ski, peaux, casque, et regarde systématiquement où c’est fabriqué, ou bien nous demande si cela vient des USA. Fascination ? Synonyme de produit de luxe ? Toujours est-il que les USA sont souvent dans les conversations…

Pendant ce temps là, Mina, sa (très) jeune femme, ne chaume pas : thé, tisane, sucreries au sésame, et enfin le repas qu’elle nous prépare depuis un moment et qui sera excellent.

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Chez Assadalou, discussion autour du matériel ! Sous l’œil amusé de sa maman !

24/03/2017 : Cette nuit, nos hôtes nous ont proposé de dormir dans la pièce la mieux chauffée, leur salon. Et pour le coup elle était TRES BIEN chauffée ! Le poêle à pétrole poussé à fond, nous avons été obligé de dormir la fenêtre ouverte. Heureusement que l’essence ne coute rien ici !

Assadoula s’est également préparé, et il nous accompagne un bout de chemin, car il va dormir dans « sa campagne », des vergers (pommiers) qui dominent le village. Ses pommes, qui semblent renommées, partent ensuite à l’exportation, à Dubaï.

La piste est très boueuse, et nous bottons comme jamais avec plusieurs kilos de glaise à nos pieds !

On quitte Assadoula au bout de 45 min de marche, et tandis qu’il se dirige vers ses pommiers, nous chaussons nos skis pour remonter les 650 m de dénivelées qui nous séparent de l’abri.

L’abri de Khafr est en parfait état, repeint à neuf. Sur les étagères, 3 corans sont proposés, ainsi que des petites tablettes d’argile, appelées Turbah. Seuls les chiites en utilisent. Pendant la prière ils posent leur front dessus. Ces tablettes sont faites d’argile sacré de Kerbala en Irak, mais aussi d’autres lieux saints d’Iran (Mashad, Qom…).

Les pentes supérieures semblent chargées, et encore une fois, un passage clé ne nous inspire pas confiance, sorte de petite traversée assez raide au dessus d’une gorge… Seb nous propose de faire une reconnaissance ce soir, tant qu’il y a encore un peu de soleil pour nous motiver, afin de décider de la suite pour demain. Le test est plutôt concluant, et nous décidons de monter au Gash Mastan, point culminant du massif, le lendemain.

La soirée s’annonce bien dans notre tonneau, mais alors que nous nous couchons à l’étage, je me rends compte que mon matelas est à plat ! Désespoir… En le soulevant, je découvre avec horreur que la vis du crochet qui nous a été bien utile pour suspendre une frontale toute la soirée, et bien cette fichue vis dépasse des planches à l’étage ! Et là avec mon matelas plus moi par-dessus, ça a fait pshiiiiiiitttt…. Mais la réparation de 30 min nécessaire au collage de la rustine est concluante !

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Joli crochet, hyper pratique à première vue…. mais fourbe ! La vis dépasse des planches à l’étage du couchage et elle est prête à attaquer le premier matelas gonflable qui passe !

25/03/2017 : Une superbe journée jusqu’au sommet du Gash Mastan, en excellente condition, une fois passé le verrou de la gorge. La Gash Mastan (4410 m) constitue le point culminant du Déna, mais également de toute la chaîne des Zagros au sens strict. Le tout en image :

26/03/2017 : Après avoir redormis dans notre tonneau métallique, nous décidons ce matin de traverser en direction du Kal-e Assad Khani (4140 m).

Il nous faut descendre des vallons sauvages, ou nous croisons une harde de 15 pazan.

Au pied de ces vallons, nous déposons une partie de notre chargement pour remonter léger au col du Kal-e Asad Khani. Au sommet, quelques flocons de neige nous accueillent, puis le soleil écrasant revient.

Retour en fin de journée à Khafr, par la canyon menant au village.

Il est 19h lorsque nous tapons au portail d’Assadoula. Nous sommes tous très heureux de nous retrouver ! Assadoula est content que nous ayons pu faire « son » sommet, et il nous demande nos photos. De son côté, sa maman me regarde avec de grands sourires, fait de grands gestes des bras interrogatifs, m’indiquant qu’elle ne comprend pas vraiment pourquoi je suis montée là-haut !

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Devant le portail d’Assadoula : y’a quelqu’un ?!

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Chez Assadoula : repas excellent de sa femme Mina, au retour de nos 3 jours en montagne.

Mina nous prépare la salle de bain : un excellent moment que cette douche digne des meilleurs hammams ! La douche et les toilettes sont à l’extérieur, dans un petit bâtiment annexe. Le salle de bain est composée de 2 petites pièces, dont l’une renferme un poêle à pétrole énorme, qui (sur-)chauffe les 2 pièces, ainsi que l’eau. Il s’en dégage une très forte vapeur qui rend ce moment unique après 3 jours de ski !

27/03/2017 : Nous quittons Khafr avec la voiture d’Assadoula, car Rémi prend son avion le lendemain. Il nous amène jusqu’à Sémirom, puis un taxi nous permet de retourner à Isphahan.

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Nettoyage de la boue tenace de notre matériel dans la cour de l’habitation d’Assadoula

Durant le trajet, Assadoula transporte son fils sur ses genoux. Tandis que le port du voile est surveillé strictement, il semble que la sécurité des enfants en voiture ne soit pas la première préoccupation !

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Assadoula, son fils et une cousine, avant notre départ de Khafr

 

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Semirom

Assadoula nous fait lui promettre de revenir bientôt chez lui, ce que nous ferons avec un très grand plaisir si l’occasion se présente ! Lorsque nous lui proposons de lui dédommager les repas, les nuitées et son aller-retour à Semirom, il semble incapable de nous donner un prix, et préfère que nous lui donnions ce que nous voulons. Mais heureusement, en cas de soucis, son frère est toujours là pour traduire… par téléphone !  Un prix est convenu qui satisfait tout le monde. 

Il nous dépose ensuite au Terminal des bus et taxis et nous changeons de véhicule. Notre nouveau chauffeur est turcophone, de la tribu des kachkaïs (et non, ce n’est pas juste une marque de 4×4 Qashqai !!), et plutôt sympa lorsque nous chargeons la voiture. Mais ensuite… comment dire… notre loustic va se révéler extrêmement étrange, voire flippant…. Pris de bâillements en continue et d’une nécessité irrépressible de s’étirer ou de se donner des tapes sur la tête, il nous inquiète très rapidement. Il semble en somnolence permanente, tout en appuyant sur le champignon de manière excessive. Qu’a-t-il bien pu prendre avant ? Bref, on est tous les 3 sur le qui-vive. Seb, à l’avant, s’évertue à lui « parler » (mais le bonhomme ne parle que farsi), ou du moins à essayer de le tenir éveillé. Arrivé dans une petite ville à mi-chemin, il nous propose de prendre un autre taxi pour la suite, sa course s’arrêtant là. Le ton monte légèrement : nous lui faisons remarquer qu’Assadoula, devant nous, lui a bien précisé à plusieurs reprises de nous déposer à Isphahan. Devant la détermination de Seb, notre loustic se ravise donc, et va prendre un café. Après cette pause, il redevient le plus normal du monde (mystère) : le café est sacrément efficace dans ces contrées !!! Néanmoins, notre coco a de la suite dans les idées, et n’hésite pas à nous réclamer le double du prix convenu, une fois arrivés à Isphahan.

– Ah mais tu veux vraiment nous prendre pour des imbéciles, toi ! lui sort Seb, avec un grand sourire, en lui serrant la main, en guise d’adieu.

Le bonhomme n’insiste pas.  

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Sur la route d’Isphahan

 

 

2 réflexions sur “[Ski en Iran] #3 – Gros sacs au Zagros

  1. Si si si !!!! Pas de yéti, mais presque : on a plus ou moins réussi a se faire expliquer la signification du nom du sommet le Gash Mastan. Alors il s’agirait d’un animal mythologique, une sorte de « pazan » (= bouquetin) qui aurait le « tournis », qui boiterait ou qui aurait un peu trop bu, donc une espèce de Dahu ivre, un truc de ce genre !!!!
    Belles aventures en effet, grâce à de belles personnes rencontrées par hasard en chemin.
    Ariane

    Aimé par 1 personne

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