[Croatie] – Initiation au kayak sur la côte ouest de l’île de Rab

Où nous faisons une entrée rocambolesque en Croatie, où nous donnons nos premiers coups de pagaies, où nous retrouvons nos amies les guêpes (cf. Traversée des Alpes et Transcaucasie !!).

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Départ sous les remparts de Rab

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Y’a bien du monde dans ce kayak !

Bienvenue aux pays des consonnes ! Nous allons pagayer en direction des iles de Krk, Sveti Grgur, Prvić… une toponymie qu’il est préférable de prononcer en éternuant.

Mais tout d’abord, il nous faut entrer en Croatie… Arrivés au poste frontière (Slovénie-Croatie) de Rupa, Ariane sort les pièces d’identité de toute la famille, une par une, et les tend à Seb afin qu’il les présente au douanier : Adélie, puis Titouan, puis Gaspard, puis Seb… encore Seb.
?????
Seb ?
Mais… il y a deux passeports pour Seb (oui, Seb a deux passeports dans la vraie vie !…).
Et rien pour Ariane !
Oups.
Gloups. Impossible d’avancer, ni de reculer.
Dans la précipitation, Seb présente les quatre pièces d’identité au douanier : nous sommes cinq dans la voiture, le douanier scanne les papiers en nous regardant successivement pour s’assurer de la concordance avec les photos, et… nous fait signe de passer !
Nous venons de démontrer un nouveau théorème mathématique : 4 = 5.

Nous restons abasourdi. On vient de passer à 5 une frontière contrôlée, avec seulement 4 pièces d’identité. Bon. On ne fait pas les malins, car pour ressortir de Croatie, on fera comment ? Mais où est donc passé le passeport d’Ariane ? Nous sommes certains de bien l’avoir emporté… Mais on a beau chercher, rien.

L’ambiance est morose dans la voiture qui nous conduit au ferry pour l’île de Rab. Nous imaginons tous les contrôles possibles sur notre route, et nous ne voyons pas comment démêler cet imbroglio. Nous décidons qu’il est préférable d’aller, dès que possible, éclaircir cette situation à l’ambassade de France à Zagreb, avant de quitter la Croatie…

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Ferry pour Rab

En attendant, nous nous concentrons sur le kayak. Nous arrivons chez Yogi, patron de l’agence Sea Kayak Croatia, basée à Banjol, sur l’ile de Rab. D’après nos recherches, c’est l’une des rares agences en Croatie (et la seule dans le nord du pays) qui propose du matériel d’expéditions en location, sans être obligé de voyager avec un guide. Après nos différents échanges par mails, c’est sa femme, Sanela, qui nous accueille, tandis que Yogi est en mer pour plusieurs jours avec un groupe. Nous rediscutons durant la soirée de notre projet d’itinérance de 15 jours, d’îles en îles. Mais les derniers bulletins météo prévoient une forte dégradation du temps dans les prochains jours. Alors changement de programme. Nous respectons scrupuleusement ses conseils, et ne partons que pour 2 jours, dans un premier temps. Nous resterons uniquement sur la côte ouest de l’île, afin d’être protégés, et de retour avant le coup de vent (et donc coup de mer) prévu.

Ces deux jours sont parfaits pour nous « acclimater » avant un voyage plus long sur l’eau. Cela nous permet de faire le point sur ce qui fonctionne, et sur ce qu’il faut revoir avant de partir plus longtemps.

  • Jour 1 :
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Notre premier départ de la plage de Banjol (sans bagnole) : tout le monde est impatient de donner ses premiers coups de pagaies.

Ce matin, départ de Banjol. Après avoir visité la magnifique petite ville de Rab la veille, nous la découvrons depuis la mer, en passant sous ses remparts.

 

Aux abords du port de Rab, la mer est bien chargée en bateaux de tourisme en tout genre. Mais au-delà, nous nous retrouvons très vite relativement seuls en mer.

Nous apprenons à négocier les vagues générées par les hors bords, et découvrons que nos kayaks allemands Prijon sont très stables.

La configuration est la suivante : Gaspard pagaie seul sur un kayak simple (plus fin, donc plus rapide, mais moins stable), tandis que nous avons deux kayaks doubles très stables pour Seb et Titouan d’un côté, et Ariane et Adélie de l’autre : la mixité, ce sera pour une autre fois ! Les multiples arrêts s’enchainent pour aller observer les fonds marins, pour pêcher. Nous révisons aussi quelques manips’ de secours, de retournement, mais ce n’est pas simple avec des kayaks chargés.

 

Le soir nous accostons dans une petite crique pour la nuit. Un catamaran a mis l’ancre également dans la petite baie. Il faut terrasser un peu la plage pour aplanir le sol et planter notre tente : cette opération fait sortir des dizaines de guêpes « de terre », furieuses, qui vont nous rendre la vie infernale toute la soirée. Ariane se fait piquer dans le dos, tandis que les enfants passent la soirée sous l’eau pour échapper aux escadrons ! Un jeune scorpion s’invite également dans les bags, alors qu’on y cherche nos affaires…

Mouai, vive la vie au grand air…

 

  • Jour 2 :

Au petit matin, tout le monde est déjà à l’eau ! La mer est d’huile, elle est chaude, c’est tout simplement génial ! En revanche les guêpes sont toujours aussi enérvées : elles vont nous suivre en mer et nous harceler durant une bonne demi-heure de navigation, puis disparaitront dès que la brise se lèvera.

L’ouest de l’ile de Rab, et en particulier la péninsule de Kalifront, est constituée d’une très belle forêt méditerranéenne, composée notamment de chênes. L’ile de Rab est d’ailleurs l’ile croate la plus boisée avec celle de Mjlet, au large de Dubrovnik.

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Un masque intégral, rien de mieux pour passer des heures dans l’eau à observer les poissons.

La journée se passe entre différentes criques avant d’arriver un peu plus au nord de l’île, qui marque la fin de ce mini-périple, car nous ne pouvons pas passer sur les côtes Nord et Est, le temps se dégradant le lendemain. Nous terminons à Draga.

Après le retour d’expérience de ces deux premiers jours, nous adaptons légèrement notre organisation :

  • la gestion de l’eau potable : il nous faut revoir les quantité à la hausse, car nous consommons beaucoup d’eau, mais nous avons de la place pour la stocker. Nous partirons donc avec 2 vaches à eau de 10 L chacune, plus un contenant de 12 L et différentes bouteilles, soit au total environ 40 L. Nous essaierons de couper l’eau de cuisson avec l’eau de mer, lorsque la propreté de celle-ci le permettra.
  • la gestion des ampoules et des irritations de la peau :
    • les gants sont indispensables contre les ampoules aux mains ;
    • il faut veiller aux ampoules aux pieds : ils macèrent dans les chaussures d’eau, et dès que nous marchons, les ampoules se forment et guérissent mal dans l’eau salée ;
    • l’eau salée irrite également les fessiers (aines) dans les kayaks : les plus jeunes resteront donc sans maillot sous la jupe du kayak, afin de ne pas avoir de blessure désagréable.

 

Afin de laisser passer le mauvais temps (et accessoirement régler notre problème de passeport !), nous partons quelques jours sur Zagreb.

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