Constantine et le massif des Aurès…

Avec Alger la blanche et Oran l’hispanique, Constantine forme l’autre grande ville du pays. Sa situation perchée au dessus d’un canyon (possédant une arche naturelle remarquable) confère à cette ville un caractère unique dans le bassin méditerranéen.

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La ville de Constantine dominant les gorges du Rummel

L’arche du Rummel à Constantine (à gauche, une télécabine traverse au dessus de l’arche) :

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La gorge d’El Kantara, la « porte du Sahara »

De part sa proximité d’Alger et son relief très alpin, le massif du Djurdjura (Lalla Khadija, 2308 m), en Grande Kabylie, est souvent considéré comme le point culminant du nord de l’Algérie. C’est pourtant dans les Aurès que l’on trouve le sommet le plus élevé de l’Algérie septentrionale, au niveau du Djebel Chillia (culminant à 2328 m). Dans cette zone pré-saharienne, les contrastes sont remarquables : les sommets enneigés côtoient  les palmeraies. Le parcours de l’impressionnante randonnée aquatique dans les gorges de l’oued El Abiod (canyon de Baniane) permet de prendre pleinement conscience de ces contrastes.

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Le belvédère de Rhoufi et les gorges de l’Oued El Abiod

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 Le grandiose canyon de Baniane (Oued El Abiod), en amont de M’Chounèche : 

Ces cartes postales anciennes (datant probablement d’entre les 2 guerres) présentent les gorges de M’Chounèche (Oued abiod) et surtout les anciens greniers de Baniane, dont il ne reste malheureusement plus de trace sur le terrain. Voilà ce que l’on pouvait lire, peu après guerre, à propos de cette guelaa de Baniane :

« Jadis, la guelaa était à la fois grenier commun, forteresse, poste d’observation et refuge suprême […]. Aujourd’hui, seul son rôle de grenier subsiste. Les guelaa sont généralement des constructions de deux ou trois étages situées soit au sommet du village et au bord de l’abîme, à l’endroit le mieux protégé, soit en un lieu isolé, naturellement préservé, soit, même, en un grotte à flanc de roc. La guelaa de Baniane, posée au bord d’une falaise, au-dessus de l’oued, est particulièrement typique, avec sa forteresse débordante, ses balcons sans rampe destinés au séchage des fruits, les orbites noires de ses chambres à provisions et la face hirsute de vieux guerrier berbère que lui font les poutres sortant de ses planchers » in (Gaudry, 1948)

Au sud de ce massif, j’ai également eu le privilège de parcourir un site extraordinaire et méconnu : Djemina (ou Tadjmint). L’ambiance dans les gorges et les vires suspendus (avec anciens habitats et greniers troglodytes) de Djemina est saisissante. De plus, ce site passe pour avoir été le refuge de la Kahina (VIIe s.), cette reine berbère qui aurait résisté face aux armées de Sidi Okba Ibn Nafi (fondateur de Kairouan et dont le mausolée se situe dans la palmeraie homonyme à l’Est de Biskra) lors des premiers raids arabes au Maghreb.

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Paysage typique du rebord méridional des Aurès (vers Djemina)

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Vue panoramique de l’entrée amont des gorges de Djemina et de la  « vire aux greniers »

La gorge de Djemina :

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A l’intérieur de la gorge de Djemina

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La mosquée (et sa cigogne !) de Sidi Okba, à l’est de Biskra

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