Rando d’automne dans le Val d’Ambin, sur les traces d’Hannibal et de ses éléphants

Quand rien ne se passe comme prévu…

10-11 octobre 2015

Avec : Emilie, Nico, Ariane et… Damien, l’homme invisible de Chartreuse !

Partis avec des « objectifs alpinistiques » forts intéressants, nous nous sommes « contentés » d’une belle boucle de randonnée d’automne, dans des vallons sauvages qui méritent qu’on y revienne à ski.

Et même si nous n’avons aperçu ni le Damien, ni les éléphants d’Hannibal, en revanche : cerfs, biches, gypaète barbu, et chamois étaient au rendez-vous, dans ce superbe décor, à peine saupoudré de blanc.

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Tout a démarré (mal) sur un problème de « décalage » horaire. Ou comment concilier la vie de famille et différents impératifs, avec la pratique de la montagne : le samedi, Damien ne pouvait partir qu’à 14h30 de Chartreuse afin de s’occuper de ses enfants, les 3 autres pour diverses raisons surement valables mais non suffisantes, ne pouvaient décoller de Montbonnot qu’à 9h du matin.

Rendez-vous fut donc pris pour se retrouver tous ensemble le soir au bivouac Walter Blais, au col d’Ambin, par des chemins différents. Donc pendant que Damien « feignantait en Chartreuse », de leur côté, Nico, Emilie et Ariane (dont Seb s’occupait des enfants !) profiteraient du samedi pour faire une belle boucle et quelques sommets au passage.

Sauf que… soit ils se considéraient tous comme des « marcheurs/alpinistes » supersoniques, soit ils ne savaient pas lire leur carte, toujours est-il que remonter le vallon de Savine par le refuge du Suffet, puis basculer, via l’Italie et le refuge Vaccarone, vers le bivouac Walter Blais (D+ 1700 m, ~15 km), dans la neige peu portante, en partant de la voiture à 11h30, cela leur pris des plombes… Tout le monde ne s’appelle pas Kilian Jornet, c’est un fait.

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Adieu escalades sur les sommets qui nous contemplaient tout là-haut, l’objectif était de rejoindre Damien au plus vite, car … nous avions le réchaud et le repas du soir dans nos sacs ! Et aucun réseau téléphonique ne passait pour l’avertir de notre retard.

Arrivés à 21h, par la crête frontalière, en vue du bivouac (enfin de ce qu’on pouvait en distinguer de nuit), Nico lança un caillou sur le toit métallique pour annoncer notre présence. Pas de réponse. Bizarre, Damien, mort de faim, dormait-il déjà ?! Puis ce fut déception et interrogations diverses en entrant dans le bivouac : personne… « Damien sort de ta cachette, c’est plus très drôle maintenant ! » Il n’était véritablement pas là. Mais le Dam’s avait bien fait les choses, en nous laissant tout de même un petit mot rassurant : il descendait dormir au refuge d’Ambin. Tout allait bien. Mais cette phrase laconique eu le mérite d’occuper nos esprits toute la soirée : pourquoi descendre alors qu’on s’était donné rendez-vous ici au Bivouac ? Notre arrivée tardive l’avait-il inquiété ? Etait-il descendu prévenir les secours, car ici aucun réseau ne passait ? Avait-il tellement faim, qu’il ne pouvait nous attendre ?! Ou bien la peur du loup, des éléphants, que sais-je ?!

Bref, avec tout cela, la neige à faire fondre pour notre repas du soir, à minuit bien passé, nous commencions enfin notre nuit. Pas de réveil matinal prévu le lendemain, si jamais Damien remontait. Et en l’absence de lucarne dans le bivouac, ce n’est pas le petit jour qui nous réveilla au matin, mais nos estomacs : il était tout de même 9h, sacrée grasse mat’ ! Et pas de Damien en vue, était-il redescendu en bas de la vallée ?

On laissa donc de côté nos objectifs de GRAAAND tour par le Pointe Sommeiller et le vallon d’Etache, nos envies d’escalades sur le Grand Cordonnier, pour nous contenter d’un aller-retour sur la pointe Niblé (3 345 m), au-dessus du bivouac, une mini rando permettant d’avoir tout de même une vue splendide sur les Alpes.

Plus tard dans l’après-midi, dans la vallée, au refuge d’Ambin où Damien avait passé la nuit, un autre petit mot rassurant nous attendait : Damien était parti le matin du côté du Grand Cordonnier, voir si on grimpait par là, puis n’ayant croisé personne, était redescendu dans la vallée, en ayant pris soin de prévenir les CRS que tout allait bien pour lui, si jamais ses 3 copains lâcheurs venaient à s’inquiéter un tout petit peu de son sort !..

Ces mots laissés dans les refuges nous mirent un petit coup au moral : Damien avait dû bien gamberger, et au final passer un WE tout seul dans la montagne automnale, certes splendide, mais surement loin de ses aspirations initiales ! Quand le réseau passa enfin, il était chez lui, on comprit alors que les choix en montagne ne sont pas simples, même quand tout va bien, et qu’on n’envisage pas forcément les situations de la même manière, et selon les mêmes hypothèses. Mais il pensait déjà aux prochains WE… en espérant que les rendez-vous soient plus explicites ! A bientôt Damien !

Une petite vidéo de la sortie :

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