Bicicleta en pays inca – Retour d’expériences sur le matériel

Ce article vient compléter celui-ci, plus ancien : « Un petit retour d’expérience sur notre matériel ».

Nous avons conservé la plupart de notre matériel, mais des nouveautés sont apparues en 2015, car les enfants grandissent et le matériel s’use !

Dans tous les cas, on part toujours dans l’espoir de rouler léger, mais au fil des kilomètres, notre chargement ressemble plutôt à celui de Gaston :

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Remorque enfant Corsaire XL

On a fait cette année l’acquisition de cette remorque d’occasion (marque Chariot, devenue Thule), elle avait déjà quelques années et réalisé un tour du monde. Mis à part les élastiques un peu distendus, qui ne permettaient plus de garantir l’étanchéité en cas de pluie, elle était en très bon état. Pour la pluie, on a récupéré notre ancienne protection externe, qui s’adaptait à cette nouvelle carriole, moyennent 2 points de couture.

On retiendra une très bonne tenue de route et un système d’amortisseur très efficace, indispensable aux longs voyages hors des routes asphaltées.

Quelques petits bémols à ce modèle, devenu un standard utilisé pour les voyages au long cours :

  • Assez étroite pour une remorque 2 places,
  • Un peu lourde (~13 kg) même si elle ne possède pas de coque plastique.

Le tandem PINO HASE

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Ariane et Adélie pédalaient ensemble cette année sur un tandem allemand Hase, modèle Pino Allround 2015, avec les options suivantes :

  • pédalier enfant,
  • béquille double (charge 100 kg).

Nous n’avons pas pris les poignées additionnelles, remplacées par des poignées que nous avions déjà. On a trouvé cela pratique de pouvoir avoir une autre position des bras sur le vélo grâce à ces poignées.

Nous n’avons pas pris le porte-bagages avant (Lowrider), le trouvant assez cher. Les sacoches Vaude avant (grandes) ont été mises directement sur le support de la béquille avec un bricolage réalisé par notre revendeur. Si l’idée est séduisante au départ, elle s’est révélée peu pratique et fragilisante pour le vélo : d’une part avec ce système les sacoches sont trop hautes, et difficiles à installer tous les jours, les attaches sont trop sollicitées et cassent. D’autre part, la béquille avant ne remonte plus lorsqu’on roule, nécessitant de mettre un tendeur/sandow pour qu’elle soit suffisamment relevée et ne touche pas le sol.

Ce vélo a été acheté chez un revendeur à côté de Grenoble (Cycles Bentoline, Crolles).

Après 3 mois de vélo, et pas mal de pistes, voici nos impressions :

Les plus 🙂 :

  • Idéal et confortable, pour les 2 passagers, pour faire de longues distances sur revêtement asphalté.
  • La position « enfant assis / adulte droit » favorise les échanges et les discussions, et permet de se raconter des histoires tout au long de la journée, même malgré le vent 😉
  • La possibilité de transporter un enfant fatigué ou qui ne pédale pas, du fait de la double chaîne (découplée), est sécurisante. On a par ailleurs croisé à deux reprises des parents français d’enfants handicapés physiques, qui étaient intéressés par ce type de vélo, très adapté à la mobilité réduite (divers accessoires spécifiques existent) : nous restons à disposition pour un essai / prêt du matériel !
  • La fiabilité/solidité de l’engin malgré quelques points de vulnérabilité (cf infra).

Les moins 😦 :

  • La faible maniabilité sur piste : la petite taille de la roue avant (20 pouces) rend le tandem peu maniable en terrain difficile, et extrêmement difficile à diriger en terrain sableux (même avec seulement quelques centimètres de sable). Nous n’avions pas rencontré cette limite avec notre attelage précédent, « vélo adulte + FollowMe et vélo enfant », qui se révélait plus efficace sur piste difficile. Sur piste, le fait que le vélo soit chargé sur l’avant (pourtant uniquement avec un enfant) nous a paru moins efficace que le tractage d’une charge arrière, comme dans le cas du Follow-Me.
  • L’encombrement total : même si le tandem peut se séparer en 2 parties (manip’ assez longue), il reste fragile, nous avons donc préféré le laisser « entier » lorsque nous prenions le bateau ou le mini-bus. Cela représente 2,10 m tout de même… C’est notamment pour cette raison que nous avons abandonné l’idée de traverser la cordillère Vilcanota (Ausangate) avec nos vélos sur des chevaux/mules.
  • La fragilité du matériel : étant un peu « bourrin », on aime bien avoir du matériel robuste pour ne pas avoir trop de questions à nous poser. Hors le Pino possède des équipements haut de gamme, interdisant toute casse sous peine de réparation compliquée, et notamment le système hydraulique lié aux freins (nous n’avons pas utilisé notre kit de purge). Le pédalier enfant nécessite également un contrôle quotidien lorsqu’il est soumis à des vibrations (pistes, tôle ondulée), car l’ensemble peut se desserrer. Bien prendre un jeu de plaquettes de rechange (assez spécifiques, ne se trouvent pas sur place) pour les changer régulièrement. Pour ce type de parcours assez abrasif avec le sable, il aurait été bon de les changer au bout de 2000 km environ.
  • La difficulté à interchanger rapidement des enfants de gabarits différents : nous aurions aimé pouvoir installer à l’avant du tandem, les 3 enfants en fonction de leur état de fatigue. Mais le pédalier enfant ne se règle pas si facilement (longueur de chaîne) pour des longueurs de jambes différentes.
  • Heu… le prix !…

La draisienne

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Nous avions emporté une draisienne Décathlon B’Twin, pour Titouan, car le le petit bonhomme pédalant tout seul depuis ses 3 ans, nous devinions qu’il allait trouver le temps long en carriole.

Elle fait 3 kg, et nous l’attachons au-dessus de la carriole à l’aide de sandows. Cet équipement s’est révélé indispensable pour Titouan, qui la réclamait à corps et à cris, et faisait plusieurs kilomètres par jour avec. En revanche, il a peu « pédalé » dans les terrains sableux du Sud-Lipez.

Nous avons préféré emporter une draisinenne plutôt qu’un vélo à pédale, pour le faible poids et le faible encombrement. Et à 4 ans, Titouan avançait presque à la même allure que nous.

Plage de Huyanque, Titouan se régale en draisienne

Plage de Huyanque, désert de Paracas, Titouan se régale en draisienne

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La draisienne sur la carriole

Gaspard et son vélo

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Bravo ! Ça monte !

Gaspard pédale tout seul depuis plusieurs années. Néanmoins, âgé de 11 ans, on avait quelques craintes de grosse fatigue à pédaler seul tous les jours, avec des conditions météos parfois un peu « extrêmes » et en haute altitude. Mais de nature positive, il n’a jamais rechigné à avancer ! Au début du voyage, il était partagé entre le plaisir d’être autonome sur son vélo, et une pointe de jalousie envers sa sœur, confortablement installée dans le tandem.

Car pour un enfant de cet âge, la fatigue physique et mentale, n’est absolument pas comparable entre la position de passager sur un tandem, et l’attention constante que nécessite le pilotage d’un vélo, dans le circulation, ou bien dans le sable, dans le vent, etc…

Néanmoins, après discussion avec lui, il a beaucoup aimé son indépendance, et ne souhaiterait pas du tout voyager en tandem. Désir également partagé par sa soeur, qui souhaiterait avoir son propre vélo, la prochaine fois ! Comme quoi…

Gaspard a pédalé sur l’équipement d’Ariane des années précédentes. Une nouvelle vie pour ce vélo…

Problèmes mécaniques / Crevaisons

Avec des pneus increvables Schwalbe (Marathon Tour Plus et Mondial), peu de crevaisons à déplorer, si ce n’est dans des cas très particuliers :

  • comme toujours, les pneus de la carriole sont fragiles (pneux classiques non renforcées) et roulent toujours sur des bas-côtés souvent épineux… donc ils crèvent (syndrome de la roue droite),
  • La roue avant de Seb nous a posé quelques soucis sur la fin de notre parcours : la jante double paroi (pourtant de bonne qualité et pas si vieille) a commencé à se fissurer, puis a provoqué un pincement du pneu, provoquant une crevaison. La faute aux freins à patins qui usent progressivement la jante. C’est notamment pour cette raison, que les voyageur aux longs cours utilisent de plus en plus des freins à disque à transmission par câble,
  • notre pompe à vélo, utilisée depuis plusieurs années, nous a lâché au plus mauvais endroit (crevaison sur un col très venté au Sud-Lipez) : le sable a eu raison du joint assurant l’étanchéité et donc la montée en pression. Bien prendre une pompe neuve de qualité avant un grand voyage et, si possible, graisser le joint pour éviter qui s’altère.

Sacoches

Dans les Andes à cette époque de l’année, pas de grande contrainte au niveau étanchéité. Nos sacoches Décath’ ont ENCORE bien fait le job ! Les grandes sacoches Ortlieb prêtées par Damien, qui avaient déjà 2 grands voyages transcontinentaux à leur actif, n’ont pas bougé d’un poil. La qualité allemande, ce n’est pas une légende ! Un petit bémol pour nos sacoches Vaude Aquapack qui ont subi quelques dommages au niveau des attaches.

Pour les voyages au long cours, on ne saurait conseiller autre chose que les sacoches étanches Ortlieb.

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Filtre à eau Katadyn Combi

Filtration de l'eau d'une source

Nous nous en sommes servis environ 1 mois durant le voyage (et notamment lors du trek), mais nous aurions pu nous en servir quotidiennement. Même s’il est un peu lourd (~ 700 g), l’utilisation de ce type de filtre (mécanique pour les bactéries et quelques virus et avec charbon actif pour certains micropolluants) apparaît indispensable dans certaines zones, car il permet notamment d’éviter (1) d’utiliser chroniquement les pastilles de type micropur (probablement pas très bon sur le long terme pour la flore intestinale) et (2) d’acheter des bouteilles en plastique dont on ne sait plus quoi faire du contenant une fois vide.

Pour les eaux chargées en sédiments fins (eau boueuse, …), bien penser à pré-filtrer (par ex. avec un buff) en amont de la crépine pour ne pas colmater prématurément le filtre. Attention, en une seule utilisation dans des eaux glaciaires, riches en particules fines (« farine » glaciaire), on peut colmater le filtre. Bon sinon, ça fait aussi les bras de filtrer 5 litres d’eau (>10 min) !

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