A la recherche de l’or bleu, au pays de l’or noir

L’exploitation des hydrocarbures a été à l’origine de l’essor économique des pays du Golfe comme l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis ou encore le Qatar. En quelques décennies, ces pays désertiques sont devenus parmi les plus riches de la planète. Mais à quel prix ?

Les oasis d’un des plus arides désert du monde (le  Rub al Khali) ou les boutres croisant dans les eaux de la mer d’Oman ont été décrites par l’explorateur Wilfried Thesiger (le « Théodore Monod » britannique) au cours de ses séjours dans la première moitié du XXe siècle. De ces descriptions, plus grand chose n’est aujourd’hui reconnaissable. Dans ce concert de pays ayant grandi trop vite, en reniant une culture millénaire, le Yémen et le Sultanat d’Oman font figure d’exception.

Même si Oman possède des ressources en hydrocarbures, ses richesses du sous-sol restent néanmoins modestes par rapport à celles de ses voisins. Pour se développer économiquement, Oman s’est ainsi développé en ne misant pas uniquement sur le pétrole,  mais en favorisant également d’autres piliers de l’économie comme l’agriculture ou la pêche.  Ce développement, nettement moins effréné que dans les autres pays du Golfe, s’est réalisé en mettant en valeur le riche patrimoine historique de ce pays de bédouins. C’est ainsi que l’irrigation à l’aide de galeries et canaux d’irrigation (ou falaj) est encore largement utilisée dans la plupart des oasis du pays.

Au nord du pays, la chaîne du Djebel Aghdar (la montagne verte) qui culmine à près de 3000 m est un véritable château d’eau pour la région ; les précipitations peuvent atteindre 300 mm/an sur le relief. L’ossature de cette chaîne est formée d’ophiolites, cette roche issue du fond des océans. La tectonique a été ici particulièrement vigoureuse pour exondée ces matériaux sur une des plus grandes étendues de la planète. Des roches sédimentaires forment également de spectaculaires canyons au sud-ouest de Muscate, la capitale ; ou encore de magnifiques fjords et criques dans la péninsule de Musandam, paradis des amateurs de kayak de mer.

Le souci, c’est que les omanais profitent peu de ces eaux douces qui s’écoulent le plus souvent sous forme de « crues éclairs », soit vers la mer, soit vers les Émirats. Pour remédier à cette situation, depuis les années 1990, des projets de barrages destinés notamment à favoriser d’infiltration ont été initiés, à la fois dans le nord du pays, mais également au sud, dans le Dhofar qui subit des reliquats de mousson (khareef).

 

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