Traversée du désert de Paracas… ou presque !

Vendredi 30 et samedi 31 mai 2015

Seb a terminé de remonter les vélos hier, dans un garage fermé qu’on nous a gentiment prêté, en face de l’hôtel Santa Maria où nous résidons. Il ne manquait rien, sauf  les cadenas, mystère… Un ami du gérant de l’hôtel qui partait faire des courses à Pisco, nous en a ramené 2. Merci !

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De leurs côtés, Ariane et les enfants en ont profité pour avancer quelques devoirs. C’est fou ce que ça avance vite et bien en étant sur une terrasse ! Dans quelques jours, tout sera fini ! C’est que l’inspectrice d’Académie nous a appelé en partant, pour nous demander si Adélie pouvait présenter tout son travail à la directrice à la rentrée, ça ne rigole pas ! Elle pourra également présenter son superbe carnet de voyage, car les 3 loulous (oui, oui, même Titouan) sont assidus pour la tenue de leur carnet, en collant tous les petits souvenirs qu’ils récoltent. Il faut dire que celui d’Adélie lui a été offert par sa copine Marine avant le départ, et outre le fait qu’il soit magnifique en tant que tel, Marine l’a personnalisé en recopiant un poème de Charles Baudelaire « L’invitation au voyage », si c’est pas mignon tout ça :).

En route donc pour Ica à travers le désert de Paracas, par la côte. Nous avons fait le plein d’eau (15 L) et de nourriture pour tenir 3 jours. Au bout de 2 km, Gaspard déraille (pas lui, son vélo…), la chaîne se bloque méchamment dans le dérailleur, réparation d’une bonne demi-heure, le long de la route, ça commence bien !

Arrivée au poste de contrôle marquant l’entrée dans la Réserve Nationale, nous remplissons  un formulaire afin de préciser la date de notre retour. Nous leur expliquons que nous traversons vers Ica, 120 km plus au sud, et que nous ne repasserons pas par là. Après un silence gêné, ils nous déconseillent de nous aventurer au-delà de Laguna Grande, marquant la fin de la zone sécurisée. Nous leur expliquons que nous avons de l’eau et de la nourriture pour la dernière journée après Laguna Grande. Mais ce n’est pas de ce type de sécurité dont ils parlent. Pour bien nous faire comprendre, le garde fait un geste explicite en pointant sa main en forme de pistolet sur sa tempe : ah bon ? à ce point ? oh ben pas de problème… dans ce cas on va revoir nos plans alors 🙂 !

Difficile de distinguer tout de même la mise en garde d’un réel état insécuritaire. A priori, il semble que tous les pêcheurs de ce secteur ne soient pas tous très fréquentables, même si ceux que nous croisons sont plutôt sympathiques. Mais beaucoup de repris de justice s’installent sur ces terres désertiques. Ne  connaissant pas le pays, nous décidons prudemment de suivre leurs conseils, et de rester dans la partie plus touristique. Nous dormirons près de la maison des gardes de la réserve, à Lagunillas, petit port de pêche.

Nous irons à Ica, mais par la panaméricaine bordant le désert de Paracas.

En attendant, nous profitons de ce magnifique désert côtier.

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