[Trans-alpina vélo] – A travers le Tyrol autrichien

Du 18 au 19 juillet 2017

Où l’on met les vélos sur un bateau, où l’on retrouve Céline, Olivier, Adèle et Manon venus à notre rencontre.

18/07/2017 – De Weissensee à Dellach – 25 km – 180 m+

Petite étape aujourd’hui afin de pouvoir profiter, durant toute la matinée, du grand lac de Weissensee. Nous avons prévenu Céline et Olivier que nous serions en retard sur le planning envisagé, ils nous proposent donc de venir à notre rencontre en Autriche, le lendemain, ce qui nous soulage un peu.

Car le camping de Weissensee donne directement accès à une jolie plage, qu’il serait dommage d’ignorer en repartant immédiatement, dès le réveil ! Nous achetons un matelas pneumatique gonflable, et c’est parti pour une exploration des roselières.

A midi, nous embarquons à bord d’un bateau qui assure une liaison régulière entre les deux extrémités du lac, et qui accepte le transport des vélos. Cela nous coute une vingtaine d’euros pour la famille (pas de surplus pour les vélos). Il réalise de nombreux stops, au niveau de petits pontons en bois, à proximité ou non d’habitations, un véritable bus sur l’eau, très utilisé par les VTTistes pour réaliser de belles boucles. Ce bateau nous est nécessaire pour poursuivre notre itinérance vers l’Ouest, car dans sa partie Est, le lac présente des berges raides qui n’offrent pas de voie de circulation. Sans le bateau, il nous faudrait faire un long détour pour retrouver des voies cyclables.

Nous descendons du bateau au deux tiers de la longueur du lac environ, en rive Sud à Naggl, après une quarante minutes de navigation. La piste cyclable longe le lac et nous permet de faire une nouvelle pause baignade. Puis il est l’heure de repartir en empruntant une descente très raide sur la route principale : les odeurs « d’huile chauffée »  de nos vélos nous alertent, il est impératif de réaliser de nombreuses pauses, afin d’assurer le refroidissement des freins à disque… Vu la pente (encore de l’ordre de 12-15%), et la circulation dense, on est content d’être en descente plutôt qu’en montée, car il n’y a pas ici de bandes cyclables 😬.

Ce soir nous dormons à Dellach, près d’une cabane sur pilotis installée le long de la piste cyclable. De tels aménagements (cabanes, aires de pique-nique, barbecues, etc…) ponctuent dans le secteur, à intervalles réguliers, la piste cyclable de la Drave.

Notre lieu de bivouac se situe au niveau d’un aménagement hydraulique (tiens, ça nous intéresse particulièrement !) permettant d’étudier le transport solide de la Drau (i.e.les sédiments qui transitent dans la rivière). De tels sites sont également à l’étude dans nos Alpes françaises. Ici, un seuil est équipé de géophones, afin de faire des mesures acoustiques pour quantifier, après traitement du signal, le flux de sédiments. Différents équipements complètent les mesures pour calibrer au mieux les résultats (pièges à sédiments, mesure du débit liquide, des matières en suspension, …).

Bref, ce soir, les enfants ont droit à un vrai cours d’hydraulique et de transport solide en rivière : une manière de leur illustrer nos métiers respectifs !

19/07/2017 – De Dellach à Tassenbach – 47 km – 620 m+

Nous ne trainons pas aujourd’hui, car il nous faut rallier un camping à l’Est de Sillian, où nous attendent les amis. Les enfants sont super motivés pour avaler cette grosse étape et rejoindre les copains. Mais nous prenons tout de même le temps de faire une pause à Lienz, charmante capitale de l’Osttirol (Tyrol autrichien), avec de nombreuses petites places chaleureuses et … des glaces délicieuses 😋 !

Nous profitons de cet arrêt pour acheter une pommade « spéciale tiques et piqures d’insectes » pour Adélie, qui présente depuis plusieurs jours une « pastille rouge » sur la jambe, qui n’évolue pas et nous questionne. Pas de tique repéré sur elle, mais Titouan en a eu ces derniers jours : le tire-tique fonctionne à plein régime ! En effet, ces petites bestioles sont très présentes, et plus on se dirige vers l’est de l’Europe, plus elles sont susceptibles de véhiculer la maladie de Lyme et autres encéphalites peu joyeuses : l’inspection générale de tout le corps est devenue un réflexe chaque soir sous la tente.

Puis nous remontons la vallée de la Drave, au cours de laquelle nous croisons d’innombrables vélos lancés dans l’autre sens : ils réalisent une boucle classique dans ce secteur, couplée avec montée en train. Les rares vélos qui nous doublent dans la montée sont des vélos électriques : nous sommes impressionnés cette année par l’explosion de cette activité.

Dans l’après-midi nous recevons un SMS d’Olivier, il nous prévient qu’ils ne seront pas là ce soir et qu’ils nous attendrons à Dobbiaco. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi, et le réseau ne passe pas bien ici. Pour Adélie, qui a pédalé efficacement toute la journée, et commence à bien fatiguer, c’est le coup de grâce, et le moral dans les chaussettes… puis en arrivant à Mittewald, nous découvrons que le camping repéré pour se retrouver tous ensemble n’existe finalement plus… Il est tard, et la tension monte d’un cran chez TSAGA 😡 . Puis nouveau SMS, les copains sont finalement montés dans le train et nous rejoignent à Tassenbach, quelques kilomètres après Mittewald ! Ni une, ni deux, nous attrapons le premier train qui passe et nous terminons les 8 km via les rails : nous arrivons soulagés, en même temps qu’eux, dans un joli camping ! Après douche et repas bien gras typique autrichien dans le snack du camping, nous sommes prêts pour passer en Italie dès le lendemain, et attaquer les Dolomites tous ensemble  !

 

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