[Trans-alpina vélo] – Bicyclette au pays des hélvètes (Part. 1)

Du 4 au 9 août 2017

Où l’on frôle la catastrophe alors que Seb est attaqué par un nid de guêpes ; où la pluie et le froid font leur apparition dans notre voyage ; où l’on retrouve avec plaisir nos nouveaux coéquipiers : Sophie avec ses enfants Cassandre et Oscar.

04/08/2017 – De Livigno à Pontresina – 29 km – 710 m+

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Montée du Forcola di Livigno, en quittant la station de Livigno

Notre départ à vélo est étrange ce matin. Alors que Céline, Olivier, Adèle et Manon chargent leur voiture, rangent leurs affaires de vélo dont ils n’auront plus besoin dans les prochains jours, se projettent dans la suite de leur vacances à la mer, parlent de leur arrivée le soir même chez eux, de notre côté, notre « routine » se poursuit comme un jour ordinaire de voyage en vélo, avec démontage des tentes, rangement précis des sacoches, vérification des vivres de la journée, crème solaire, lunettes, casque, … Mais tout se fait au ralenti, une sorte d’engourdissement nous a envahi. La motivation n’est pas là ce matin pour repartir, pour franchir les deux cols qui nous attendent, le Forcola di Livigno (2315 m) et le Bernina-pass (2329 m).

Il faut alors remotiver les troupes, se rappeler ce qui nous fait avancer, chacun, individuellement, dans ce Grand Voyage. Si pour nous les adultes, nous savons d’expérience qu’au bout de quelques tours de roues, nous nous sentirons à nouveau bien, pour les enfants et les ados, cela demande plus d’effort. Ce serait si facile en voiture… Suivre uniquement ses parents, cela peut être une motivation suffisante sur quelques jours, mais pas sur quelques semaines ou mois. A partir du moment où l’on pédale tout seul, il faut avoir une raison valable de le faire !

Et dans ces moments de flottement moral, laisser aussi la place à l’auto-congratulation, ça fait du bien ! Oui, traverser les Alpes à vélo, ce n’est pas un projet  banal, c’est même un sacré challenge pour des p’tits jeunes. Car sans avoir des étapes exceptionnellement difficiles chaque jour, c’est la durée qu’il faut savoir gérer, ce qui fait toute la différence entre quelques jours de vélo, et de nombreuses semaines. Pourtant, voir progressivement les kilomètres diminuer devant nous, s’allonger derrière, nous montre qu’à la force de nos mollets, nous pouvons aller très loin, à travers les montagnes. Mais, le voyage à vélo tel que nous le pratiquons depuis quelques années, avec nos enfants, n’est pas que l’image d’Épinal qu’on pourrait s’en faire. Loin de là. Et il faut en être pleinement conscient pour accepter les hauts et les bas, afin de ne pas baisser les bras à la première difficulté :  la vie sous tente ça fatigue, les montées ça monte, la pluie ça mouille, la chaleur ça assoiffe, et quand les sacoches sont vides, on a faim !

Dis, tu penses qu’on trouvera du Toblerone au col, on l’a déjà fini le nôtre ?

Une petite phrase, et c’est reparti ! La fatigue se gère subitement mieux dès qu’on a l’esprit occupé à quelque chose de plaisant. A chacun de trouver son « Toblerone » miracle, cette petite chose, matérielle ou immatérielle, qui remotive dans les périodes de doute.

Le premier col Forcola di Livigno est avalé rapidement (ainsi que le Toblerone acheté au Duty Free !! 🙂 ). Le poste frontière se trouve au pied de la descente, au niveau du croisement avec la route qui remonte au Bernina-pass. Et là, quelques mètres après avoir franchi la frontière, comment dire… nous changeons subitement de monde ! Saint-Moritz, Davos, ne sont pas loin, et les voitures que nous croisons nous sont tellement inhabituelles qu’elles vont occuper notre esprit toute la montée : ce ne sont que Porsche, Ferrari, Maserati, Aston Martin, et autres berlines décapotables ! Le nouveau jeu d’Adélie et Titouan est de reconnaitre rapidement, de loin, toutes ces voitures qu’on ne croise pas tous les jours chez nous, et en aussi grande quantité…

Dans la montée du Bernina-pass, c’est Maxime qui montre des signes de fatigue pour la première fois. Il n’est pas du genre à se plaindre, mais il est « dans le rouge ». En effet, se remobiliser tout de suite après un premier col, pour en gravir un second, ce n’est pas simple. Progressivement, il ralentit, se retrouve de plus en plus loin derrière nous, jusqu’à disparaitre complètement de notre vue au détour d’un lacet. Tout le monde s’arrête, Seb redescend le chercher en courant, et lui monte son vélo à pied sur quelques centaines de mètres. Ce petit coup de pouce, plus moral que physique, sera suffisant pour le remettre en selle, afin que nous arrivions au col tous ensemble.

Là-haut, la fatigue disparait subitement, et le « challenge des lacs  » se poursuit pour les enfants : leur objectif, se baigner dans tous les lacs rencontrés ! Celui du Bernina-pass, le Lagh da la Crusete, à 2300 m, n’a pas l’air bien chaud, pourtant ils s’y baignent tous !

Après tous ces efforts, il faut les nourrir, nos ogres ! Direction le petit restau du col, pour fêter notre belle journée. Oups… nous avons oublié un petit détail, nous sommes en Suisse, et les prix affichés dans ce genre de site touristique, ne sont pas compatibles avec notre budget pour six et surtout notre appétit ! Ce sera des spatzle en grosse quantité 😉 , cuites au réchaud, face à la vue splendide des glaciers de la Bernina !

La descente nous amène au superbe camping de Morteratsch, avant Pontresina. Une partie de ce grand camping n’est accessible qu’à pied, les tentes sont disséminées dans la forêt de mélèzes, autour de plusieurs petits lacs, auprès desquels les feux de camp sur la plage le soir, ont l’air d’être tolérés. Ce soir, c’est Maxime qui gère le feu et les grillades de brochettes d’une main de maitre. Pour une fois, nos grillades sont à base de viande et de légumes bio, ce qui nous change des saucisses « en plastique » dont nous n’osons plus lire la composition tant elle est chimique…

 

05/08/2017 – De Pontresina à Saint Moritz, puis Filisur – 29 km – 145 m+

Ce matin, nous prenons notre temps, et ne partons qu’à midi, afin de profiter du lac.

Direction Saint-Moritz, via de jolis sentiers à travers la pinède, qui nous mènent en premier lieu au lac de Stax (baignade), puis au bord du lac de Saint-Moritz.

Nous prenons ensuite le petit train rouge de la ligne du Bernina Express, entre Samedan et Preda, une dizaine de kilomètres (à 85 € tout de même) qui nous évite le passage du col de l’Albulapass, à 2312 m. Et nous permet de découvrir cette magnifique ligne ferroviaire historique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

A Preda, nous remontons sur les vélos, afin de chercher un coin de bivouac dans cette vallée encaissée. Rien en vue, et il nous faut trouver un coin bien abrité des regards, car le bivouac est interdit partout en Suisse. On s’arrête rapidement au camping de Filisur, au cas où, mais le terrain est situé à l’aplomb d’une énorme ligne haute-tension : pas une tente en vue d’ailleurs, comme c’est bizarre ! Nous continuons. Puis, en bordure de rivière, dans une petite forêt alluviale à l’aval de Zinols, nous décidons que le coin fera l’affaire, car l’orage menace. Le sol est très moussu, nous plantons les deux tentes, autour d’un arbre, puis c’est la CATASTROPHE.

Alors que le camp est monté, Seb range les vélos des garçons contre l’arbre situé entre nos deux tentes. Au deuxième vélo, nous l’entendons hurler désespérément, car il a conscience de l’énorme danger : il vient de marcher sur un nid de guêpes de terre, enfouie sous la mousse. Immédiatement, des dizaines de guêpes se ruent sur lui. Ariane hurle aux enfants de rentrer immédiatement dans les tentes, car les guêpes se jettent aussi sur les autres. Seb se précipite dans la rivière, à une trentaine de mètres des tentes. Ariane est piquée également dans la tente, où sont rentrées quelques guêpes. Puis plus rien. Nous arrivons à faire entrer Seb dans la tente. Il est pâle. On l’allonge… et on compte. 1, 2, 3, … plus de 20 piqures. Une rapide vérification sur internet nous indique que ce nombre peut avoir des conséquences dramatiques. L’orage éclate. Maxime, resté avec Gaspard dans leur tente, demande à venir avec nous, il est un peu inquiet. Nous appelons les secours au 112 pour avoir un avis médical, car là où nous sommes, sous l’orage et la forte pluie, à 19 h, il n’est pas question d’aller chercher un médecin. On nous met en relation avec un premier médecin qui ne parle qu’allemand, on nous en passe un second qui baragouine français mais nous n’arrivons pas à nous comprendre, le troisième parle anglais. Sa première question est de nous demander où nous sommes, difficile de lui répondre : « Vous allez rire, on campe sauvage, c’est interdit, et en plus on ne sait pas vraiment où on est, car, avec l’orage qui nous éclate dessus en ce moment même – associé aux guêpes – on a perdu nos repères !« .

Bref, une fois que nous lui avons expliqué que les piqures sont majoritairement situées sur la bas du corps, il nous indique de prendre de la cortisone (c’est bon on a ce qu’il faut), et de surveiller en restant allongé, la première heure est décisive. Seb étant allergique à tout plein de choses, on n’en mène pas large, mais il s’endort très vite. La première heure passe… Ça semble aller. On sent que les enfants sont inquiets par tout cela. Seul Titouan s’est endormi en boule, sans rien dire et sans manger. Ariane fait une partie de tarot avec les grands, afin de leur changer les idées, on essaie de manger un peu, puis chacun va se coucher.

 

06/08/2017 – De Filisur à Thusis – 21 km – 290 m+

La nuit s’est plutôt bien passée côté médical. Il pleut. Seb, malgré les douleurs associées à ses boutons, souhaite qu’on poursuive notre route. Pourtant, au bout de quelques minutes à ranger le camp, il se bloque le dos, conséquence du stress de la veille et des toxines accumulées, probablement. Il est d’une humeur effroyable et très fatigué.

Une fois tout rangé, il faut récupérer les vélos, sur le nid de guêpes !! Ah, la bonne blague ! On évacue très loin sur la piste, les enfants et Seb, qui ne doit surtout pas être piqué à nouveau. Puis c’est Ariane qui s’y colle, aspergée de produit répulsif anti-insecte, on ne sait jamais. En observant bien la mousse, on voit très clairement l’entrée du nid au ras du sol, et les guêpes qui vont et viennent. Elles sont « à cran », car dès qu’on marche à 50 cm, elles sortent nerveusement et volent dans tous les sens. Les roues arrières des deux vélos se situent à 20 cm de l’entrée du nid. Avec une lenteur extrême, tel un démineur sur un champ de mines, Ariane extrait les vélos.

 

Et dire que les enfants ont tous marché hier à quelques centimètres du nid, qui se situait pile entre nos deux tentes, Titouan s’est même roulé dans la mousse car « c’était bien doux ». Cela aurait pu être encore bien pire !

La pluie nous accompagne toute la matinée. A l’intersection avec Davos, une manifestation sportive provoque un embouteillage, que nous doublons allègrement à vélo, et là encore, nous avons l’impression de visiter un concessionnaire automobile de luxe, ce ne sont encore que Porsche, Jaguar, et tutti quanti que nous doublons.

Puis, peu avant Thusis, la piste cyclable protégée disparait au profit d’un itinéraire sur route, qui emprunte plusieurs tunnels sans voie sécurisée. Moments stressants qu’on préférerait éviter avec des enfants.

A Thusis, en début d’après-midi, en passant le long d’un camping plutôt sympa, Ariane décide de s’arrêter et ne pas faire l’étape prévue, nous sommes trempés, les enfants ont froid, les parents s’engueulent, et le moral est dans les chaussettes. Il est temps de dire stop.

Drôle de journée…

 

07/08/2017 – De Thusis à Oberalp puis Réalp – 40 km – 330 m+

Nous partons de Thusis avec le soleil et une piste cyclable descendante le long de la vallée de l’Hinterrhein.

Dans deux jours, nous devons retrouver Sophie et ses enfants, Cassandre (9 ans) et Oscar (6 ans), à Oberwald. Le « stress » du rendez-vous nous reprend. Afin d’être à l’heure, et compte tenu de la fatigue, il est plus sage de prendre à nouveau un petit bout de train qui nous dépose au sommet du col de l’Oberalp-pass (2044 m).

Au col, nous pique-niquons a nouveau face à un lac.

Une belle descente nous conduit à Andermatt, puis nous commençons à chercher un bivouac après Réalp.

Au début de la raide montée du Furkapass, nous découvrons un petit promontoire, idéalement placé, en lisière d’un… golf de montagne !  Nous n’avions encore jamais rencontré un golf présentant une telle déclivité ! Les enfants, petits et grands, s’amusent à rouler dans cette herbe rase, douce comme une moquette.

 

08/08/2017 – De Réalp à Oberwald – 30 km – 820 m+

Ce matin deux camps s’affrontent :

  • les filles, qui veulent monter à vélo le Furkapass (2429 m), plus haut col routier de notre traversée,
  • les garçons, qui préfèrent prendre le train, qui traverse sous le col.

La veille au soir, on avait dit : s’il pleut, on prend le train. Oui, sauf que ce matin, il ne pleut pas, mais vu la couleur du ciel, on devine que le répit sera de courte durée. Donc tout le monde à raison ! Devant le critère purement météorologique à l’heure du départ (« il ne pleut pas »), ce sont finalement les filles qui l’emportent.

Mais… au bout de 15 min, il pleut. Normal. Maxime tente bien d’expliquer que ce n’était pas ce qui était prévu comme programme, qu’on peut encore redescendre, Gaspard précise que dans 10 minutes au plus, on peut être à la gare… Peine perdue, les filles et Titouan sont devant ! Mais cela n’empêche pas que les 850 m de dénivelées sous la pluie drue sont bien physiques. A Bienlenstafel, 200 m de déniv’ sous le col, un petit hôtel-restaurant s’offre à nous. Il faut reprendre des forces et se réchauffer : tout nos vêtements sont mis à sécher au sous-sol, dans la buanderie de l’hôtel, nous repartirons secs. Nous commandons le plat du jour, burger avec 1 feuille de salade, à… 25 €. A côté de nous, deux retraités (en Porsche garée à côté de nos vélos) ont commandé la même chose, mais n’y ont presque pas touché. C’est alors que nous voyons le serveur débarrasser le plat et l’envoyer directement dans le poubelle à deux mètres de nous. Maxime et Gaspard, qui meurent de faim, sont scotchés ! Ils l’auraient presque récupéré, car un petit burger pour une grande montée, ça ne rempli pas un ado ! Pas besoin de long discours : cette démonstration de gaspillage alimentaire restera imprimée longtemps dans leur esprit… voire dans leur estomac !

Lorsque nous repartons, la pluie s’est calmée. Arrivée au col, un bâtiment délabré sort du brouillard, sur lequel on devine qu’il a du être écrit « Hôtel du Furka » à une époque plus faste. Rien d’autre aux alentours. Le vent souffle. L’ambiance est lugubre, et nous ne serions pas surpris de voir apparaitre ça et là quelques créatures étranges.

Pourtant on a froid, alors on entre. A l’intérieur, c’est tout aussi surprenant, mais plus chaud. La pluie qui a repris frappe sur les vitres. De nombreuses petites tables et chaises de bistrot anciennes, toutes semblables, attendent des clients fantomatiques, des compotiers présentent quelques gâteaux, une mélodie de piano sort d’on-ne-sait-z’où, et deux jeunes filles, sensées faire le service, nous dévisagent en souriant, mais comprennent difficilement qu’on boirait bien un thé très chaud. Heureusement, lorsque 6 cyclistes français (donc bruyants), dont 4 gamins (donc très bruyants), trempés, entrent en dégoulinant dans cette salle endormie, et se changent en alignant chaussettes sales et gants à tordre sur les chaises, tout de suite, la vie reprend le dessus, et secoue la mélancolie des lieux. D’un seul coup, ça swingue !

On attaque la descente de 1100 m de déniv’, en enfilant toute les couches chaudes qu’on possède, ça va cailler ! Et en effet, la pluie se renforce. Pas d’arrêt au belvédère du glacier des sources du Rhône, qu’on ne distingue pas avec le brouillard. Maxime, qui habite près du Rhône dans le sud de la France, est visiblement content de savoir qu’il est en train de pédaler à côté des sources de son fleuve.

A Gletsch, Adélie et Titouan ne sentent plus plus leurs doigts, il faut s’arrêter pour les masser quelques minutes avant de poursuivre la descente.

Ici en 1850, le Glacier du Rhône atteignait Gletsch, qui signifie d’ailleurs « glacier ». Aujourd’huin, le glacier se situe presque 1000 m plus haut. Le recul glaciaire est très impressionnant dans cette vallée.

Nous arrivons enfin à Oberwald, puis retrouvons nos nouveaux copains de route, Sophie, Cassandre et Oscar, arrivés quelques heures auparavant, par le train. Titouan est ravi d’avoir à son tour un copain pile de son âge ; depuis plusieurs jours, il attend Oscar avec beaucoup d’impatience !

09/08/2017 – Repos à Oberwald

Décidément, dès qu’on récupère des copains, on fait une journée de pause ! Ce fut le cas avec Céline et Olivier à Dobbiaco, puis Maxime à Bolzano, et enfin Sophie à Oberwald !

Le lendemain, la météo annonce un temps gris clair 🙂 avec averses ponctuelles, du beau temps en quelque sorte dans cette semaine à la météo perturbée, journée qui sera idéale pour jouer dehors, avant le retour du grand mauvais temps pour les jours suivants. C’est donc sans appel, on reste !

Nous admirons le courage de Sophie qui nous a rejoint, toute seule avec ses deux enfants, en sachant pertinemment qu’il allait faire très mauvais pour ses premiers jours de vélos. Chapeau ! Bon, elle a connu la Norvège sous la pluie durant 3 semaines, il y a quelques années, avec Cassandre qui n’avait que 2.5 ans, mais quand même. Nous devions retrouver également d’autres copains, Damien et Claire, avec leurs quatre enfants, mais ils ont préféré rester au chaud chez eux, et nous ne savons pas s’ils viendront ou non pédaler quelques jours avec nous.

En attendant, nous restons une journée au camping Holiday Camp. Nous sommes seuls, la météo a fait fuir tous les touristes ! Ce camping possède une salle hors-sac unique en son genre : c’est un ancien wagon en bois !

Même si le confort est spartiate pour les campeurs (deux minuscules sanitaires), le gérant est aux petits soins avec nous et nous autorise à nous servir des sèches-linges, normalement réservés au personnel pour la gestion des gites, également tenus par le camping. Ces sèches-linges sont indispensables pour nous, car nous avons une quantités impressionnante d’affaires à faire sécher… sans soleil.

De leur côté, les enfants profitent pleinement et calmement du camping et de ses cabanes, une belle journée de repos.

Ariane et Sophie décident d’équiper les filles, Adélie et Cassandre, de sur-gants, en raison du froid et de la pluie annoncée, car leur équipement est le moins performant de tous. Alors qu’elles s’apprêtent à payer la modique somme de 30 € la paire de sur-gants de ski nordique, ce qui n’est pas rien pour un petit bout de tissu de 12 cm de long, la commerçante refuse la carte : « Nous n’acceptons pas la carte bancaire pour les petits montants. Uniquement à partir de 50 €, je suis vraiment désolée« . Gloups. Et nous donc. « Petit montant » ? Non, décidément, avec les Suisses, nous n’avons pas les mêmes valeurs !

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