Voyagera-t-on vraiment en vélo ?

Il est 8h du matin. Nous arrivons en bus sur le tarmac de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Nous découvrons l’avion qui doit nous emmener à Madrid, notre première escale. C’est un petit avion Bombardier Canadair d’environ 50 places. Les wagonnets des bagages attendent sagement devant la soute, et à l’arrière du convoi, nos cartons de vélos sont là, un peu à l’écart. Autour d’eux, trois techniciens de l’aéroport se sont rassemblés.

Nous observons alternativement leurs visages perplexes, et le gabarit de la porte d’entrée des bagages de la soute, où le responsable du chargement se tient à moitié allongé pour réceptionner les dernières valises. Il est évident, que d’une part, la soute semble déjà pleine, et d’autre part, nos cartons ne peuvent tout simplement pas passer par la porte. Nous allons discuter avec eux : le verdict est clair, ça ne rentrera pas, à moins de démonter l’avion, c’est ballot !

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Ce ne serait pas nos vélos, les cartons tout seuls sur la gauche ?

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Une petite photo avec nos vélos : pas sur qu’on les revoie très vite…

Ah ! la bonne blague ! La réservation de nos bagages « encombrants » (on le convient, en-com-brants) ne date pourtant pas d’hier.

Alors, on fait quoi ? On nous répond que les vélos seront chargés dans le prochain avion qui partira dans la journée, et qui est a priori un peu plus grand. A priori. Il seront chargés, EN PRIORITE, nous rassure-t-on, ah, ben on est content de l’apprendre…

Mais on ne s’arrête pas à Madrid nous ! Les vélos suivront-ils ?

Oui, oui, nous assure-t-on.

Quand ?

Là, c’est plus vague…

Bon ben c’est pas comme si on ne voulait pas rester bloqué une semaine sous le brouillard hivernal de Lima, le garua, et son humidité ambiante, brrr…

Mais le moral est très bon, les enfants sont à fond et bien agréables, après avoir été très pénibles les derniers jours avant le départ !

Titouan a été émerveillé par le second avion, un A340 aux proportions impressionnantes pour un petit bonhomme de 4 ans. Adélie a été aussi enchantée que son frère, imaginez : trois rangées de sièges, 400 autres compagnons de vol, il parait que c’est « la classe » ! Gaspard et son côté geek a été séduit pas tous les écrans tactiles des sièges…

Profitez, profitez, hé hé, la traversée du désert du Paracas (si on continue à vélo, bien sûr !), sera moins hight-tech, et plus dépeuplée, mais vous en reviendrez riches de nouvelles expériences !

Et les parents ? Ariane déteste (toujours autant) les avions, surtout quand ça bouge pas mal comme au décolage de Madrid (une hooorreur ! Elle imagine déjà un membre d’Al Quaïda, doublé d’un fort syndrome dépressif, prendre les commandes du coucou qui de toute façon n’a plus d’essence, car Ibéria, c’est l’Espagne, la crise économique, tout ça tout ça…). Seb pas de soucis, claqué comme il est depuis quelques jours, il dort.

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