Trans-alpin’ à vélo

Voyage familial et partagé, du Triglav en Slovénie, au Vercors en France – Eté 2017

Nous poursuivrons cet été, nos découvertes à vélo des massifs montagneux de notre belle planète. Après l’Asie centrale (10 roues au Kirghizstan), les Andes (Bicicleta en pays inca), l’Himalaya (Himalaya indien à vélo), nous avions envie, cette année, de (re)découvrir nos belles montagnes alpines. Partir d’une extrémité du massif et revenir chez nous : en avant pour une traversée de l’arc alpin, depuis la Slovénie jusqu’à la maison !

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Y’a l’feu au lac !

Les rives péruviennes nord-est du lac Titicaca, du 9 au 13 juillet 2015.

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Contrairement à nos amis helvètes, qui n’hésitent pas à annoncer qu’il « n’y a pas le feu au lac » pour ne pas se presser et prendre le temps de vivre, nous, de notre côté, nous n’avons pas eu trop de temps pour atteindre la frontière bolivienne depuis la ville de Puno !

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Amérique du Sud – Préparatifs

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Cela fait plusieurs années que ça nous trotte dans la tête, de prendre un peu de recul par rapport à notre quotidien trépidant. Cette année, c’est le grand saut. On part 3 mois à vélo pour partager une nouvelle expérience familiale à travers les Andes (à partir de fin mai pour ne pas trop perturber le calendrier scolaire).

L’équipe sportive sera au grand complet. En tête de peloton, on retrouvera Gaspard (11 ans), suivi d’Adélie (8 ans) bien calée dans le peloton, et enfin Titouan (4 ans), à l’abri dans le gruppetto qui fermera la marche.  Nous, les parents, nous assureront le soutien logistique !

L’idée est de partir à la rencontre de ces peuples des montagnes andines et à la découverte des paysages d’Amérique du Sud. Le vélo, testé depuis quelques années, nous semble le moyen de transport le plus adapté au rythme lent souhaité pour ce voyage ; quitte à réaliser quelques liaisons plus difficiles ou monotones en transports locaux.

Les idées pour le parcours

Volontairement, le parcours n’a pas été défini trop précisément pour laisser libre place aux opportunités et pour s’adapter au mieux au rythme des enfants. Entre Paracas (Pérou) et Salta (Nord-Ouest Argentin), on devrait néanmoins focaliser notre voyage autour de quelques zones-phares dans lesquelles on souhaite passer un peu plus de temps et notamment :

  • Pérou : Les Iles Ballestas et la traversée du désert de Paracas,
  • Pérou : Nazca, ses géoglyphes et ses systèmes traditionnels d’irrigation,
  • Pérou : L’altiplano péruvien autour de Puquio,
  • Pérou : Les sites archéologiques de la région de Cuzco et le Macchu Picchu,
  • Pérou : La traversée de l’Ausangate et de la cordillère Vilcanota,
  • Pérou/Bolivie : La presqu’île de Capachica et la rive nord-est du lac Titicaca,
  • Bolivie : Aller chatouiller les pieds du Sajama, el gigante de Bolivia,
  • Chili : Les thermes des Parcs Nationaux du Nord Chili : Lauca, Surire et Isluga,
  • Bolivie : Les salars de Coïpasa et d’Uyuni,
  • Bolivie/Chili: La région de Tupiza (ou le Sud Lipez et l’Atacama ?),
  • Argentine : La puna et les quebradas multicolores du nord-ouest argentin.

Donc au programme, un voyage centré sur le Sud-Pérou et la Bolivie, avec quelques incursions au nord du Chili et de l’Argentine. Même si ce secteur est relativement parcouru en vélo (y compris avec des enfants), l’idée est parcourir certaines pistes moins fréquentées que les grands axes.

Une alternative à l’avion pour rejoindre l’Amérique du Sud ?

Compte tenu de la durée prolongée de notre projet (3 mois), nous nous sommes posés la question du moyen de transport le plus en phase avec notre vision du voyage, pour rejoindre l’Amérique du Sud.

Le bateau semblait constituer une bonne entrée en matière, pour s’immerger progressivement dans le voyage, peaufiner l’apprentissage en amont d’une autre langue, l’espagnol. N’ayant pas l’âme d’un Moitessier, ni de contacts particuliers pour participer à une traversée trans-atlantique en voilier (avec notre chargement), nous avons étudié la possibilité d’y aller en cargo, via l’une des compagnies qui proposent quelques cabines pour passagers. Malheureusement, la durée (entre 18 et 21 jours, depuis l’Europe) et surtout les prix prohibitifs (environ 100 euros/jour/personne avec pension complète obligatoire) nous ont contraints d’écarter ce moyen de transport.

C’est avec quelques regrets que nous avons réservé nos billets d’avion pour Lima (Pérou), point d’arrivée sur le continent sud-américain, et Buenos Aires (Argentine), que nous allons essayer de rallier avec nos montures.

Nos montures cyclopédiques

Comme au Kirghizstan, Seb tirera la remorque de Titouan (Charriot Corsaire XL, cf. l’actualisation de la page matériel en cours), et Gaspard aura son propre vélo muni de ses sacoches arrières.

Contrairement aux expériences précédentes, le système de tandem amovible follow-me devient peu adapté au gabarit d’Adélie (24 kg). Nous avons donc fait l’acquisition d’un tandem enfant-adulte de type Pino Hase, permettant à l’enfant de profiter du paysage et de pédaler à sa convenance (cf. l’actualisation de la page matériel en cours).

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Les principales contraintes : le froid et l’altitude

Dans le parcours imaginé, on devrait passer beaucoup de temps au dessus de 3500 m d’altitude, et même quelques jours au dessus de 4500 m. Les premières semaines, les choix de rythme et de parcours devront être gouvernés par l’altitude, pour que les enfants s’acclimatent au mieux. Même s’ils ont déjà quelques repères liées aux expériences des années précédentes (nuit à près de 4000 m), en tant qu’adulte nous devrons être l’affût des moindres symptômes liées à l’hypoxie.

Les nuits sous tentes devraient être bien fraîches lorsque nous serons en altitude. En effet, nous serons dans ces contrées en plein hiver austral, caractérisé par des belles journées ensoleillées mais avec un froid incisif. Il devrait geler la nuit au dessus de 3500 m d’altitude et des températures nocturnes de -10°C ne seront pas à exclure, alors que les journées devraient être bien agréables (entre 15 et 20°C).

Kirghyzstan : La Kokomeren ou la vallée de Kyzyl Oy

De Kok Oy, on rejoint le hameau d’Aral  qui marque la fin de notre parcours le long de la rivière Jumgal. Le site est impressionnant avec ses montagnes rouges environnantes. Aral (1450 m) marque également la fin de la descente. Nous allons remonter la rivière Kokomeren au débit vraiment impressionnant. Ce cours d’eau est le principal affluent de la rivière Naryn qui change de nom dans le Ferghana pour donner la fameuse Syr Daria qui alimentait autrefois la mer d’Aral. Lire la suite

Kirghyzstan : La vallée de Kongur Olong, une alternative à la rive sud du lac

25/07 : Aujourd’hui, c’est fini pour les vacances au bord de la mer ! Direction : une vallée parallèle à la rive sud pour éviter la circulation grandissante.

Img_8789Un dernier regard en arrière pour contempler les montagnes de frontière Kazakhstan/Kirghizstan dominant le lac

La montée jusqu’à la petite ville Bokonbaevo (250 m de D+) nous permet une bonne mise en jambe. Lire la suite

A vélo des Tre Cime di Lavaredo à Venise – Eté 2012

A vélo des Tre Cime di Lavaredo à Venise : Ice cream Tour 2012
Eté 2012
Avec : TSAGA au complet

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Comme promis, cette année nous allons à la mer, et visiter Venise, mais… en partant des montagnes !
Nous partons du haut des Dolomites italiennes (des Tre Cime di Lavaredo) pour nous laisser doucement descendre vers la mer : 2400 m de dénivelée négative (avec quelques petites montées tout de même, sinon, ce n’est pas drôle), pour 400 km de voies protégées (90%) !
Côté matériel, nous augmentons le nombre de sacoches, car nous partons en montagne et à la mer, cumulant ainsi plusieurs activités, et un petit bonhomme qui porte encore des couches (nous n’emportons pas les couches lavables cette fois-ci) :
– Gaspard, sur son VTT Trek 24  » a deux belles sacoches arrière, qui viennent compléter sa sacoche de guidon
– Adélie, sur son vélo Puky 18 » à vitesses, a deux petites sacoches pour ranger ses trésors, et elle est reliée à Ariane via son Follow-me,
– Titouan est dans la carriole avec les matelas et la tente,
– Seb a 2 sacoches arrière et 2 avant (la totale !),
– Ariane a deux sacoches arrière, surmontées d’un big-bag, ainsi qu’une sacoche de guidon.

C’est parti !

La carte de l’itinéraire

Partie amont : le Val di Pusteria

Partie intermédiaire : le Val d’Isarco et le Haut-Adige

Partie avale : le Val di Sugana

Ci-dessous, le film, attention c’est long !

 

Arrivée à Tromso

Le lendemain il pleut à nouveau, et il nous semble que les températures chutent. En effet, à Tromso, nous nous appercevrons que la neige est à 400 au-dessus de la ville ! A la mi-journée nous nous arrêtons sous l’auvent d’une maison, dont l’habitante nous offrira des chocolats, et nous attrapons le bus pour entrer dans Tromso.

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