Changer d’approche (2)

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L’association Mountain Wilderness a pour mission première « de lutter contre l’artificialisation croissante de la montagne afin de préserver des lieux de ressourcement pour l’Homme » . MW agit sur différentes thématiques, en particulier sur la « Mobilité douce ». Ses actions sont multiples, et l’une d’entre elles, même si elle reste symbolique, est de chercher à sensibiliser le public afin d’accéder aux points de départs des sorties en montagne, par des moyens alternatifs à la voiture.

Le concours « Changer d’approche », a été initié en ce sens il y a 9 ans, afin d’éveiller les consciences. L’objectif est de valoriser les sorties en montagne utilisant des moyens de transport alternatifs (transport en commun, mobilité douce…). Bien évidemment, personne n’est dupe qu’il peut s’avérer difficile d’appliquer ce concept de manière systématique à toutes les sorties (et pourtant, on en connait qui s’efforcent de le faire…). Mais ces manifestations ont néanmoins l’intérêt de provoquer des prises de conscience, d’aller vers des réflexes « covoiturage », « transports en commun », « vélo », ou encore de se poser l’ultime question : « mon aller-retour au confins de mon département, ma région, ou plus loin, est-il judicieux ? ». L’honnêteté de la réponse n’est pas acquise !

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Changer d’approche

Retour sur la sortie Combo Train/Vélo/Ski/Alpinisme en Vanoise de Vincent et Seb.

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Mais qu’est-ce qui peut bien nous motiver chez TSAGA pour réaliser, au mois de décembre, un montage vidéo d’une sortie datant de mai dernier ?!

C’est vrai que Seb l’imaginait depuis un petit moment ce « voyage » en vélo-ski en Vanoise et que Vincent attendait de pied roue ferme le bon créneau ; c’est vrai aussi que ça avait une certaine allure leur petite promenade de santé, avec un petit côté de « grand-n’importe-quoi » parfaitement maîtrisé… J’dis ça, j’dis rien, car je suis un peu jalouse de ne pas avoir pu être des leurs !

Mais tout de même, l’absence de neige et la nostalgie du Grand Blanc, ne nous dépriment pas au point de regarder en boucle les (quelques…) sorties à ski de l’an dernier ?

Alors, quoi ?

Réponse le 20 janvier prochain, à 19h, à l’Hôtel de Ville de Grenoble.

Et deuxième indice : les Krumph, Nico, et TSAGA au complet (à l’insu de leur plein gré !) sont également conviés lors de cette soirée. Mais pourquoi donc eux aussi ?!

En attendant, quelques images de deux ou trois séquences extraites du montage vidéo, de 5 min, de cette sortie en Vanoise :

Le lundi au soleil…

… on rend visite aux Italiens à la Grande Casse !

Itinéraire suivi : montée par le Couloir des Italiens de la face nord et descente par les Grands Couloirs de la voie normale. 

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Face nord de la Grande Casse et Couloir des Italiens

Lundi 6 juin 2016

Avec : Nico, Seb V., Ariane

Comme bien souvent cette année, après un WE assez médiocre en terme de météo, le lundi était annoncé plutôt beau. Et zut ! Encore un lundi ensoleillé au bureau. A moins que…

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Combo Train/Vélo/Ski/Alpinisme en Vanoise !

… ou quand l’imagination « topo-uesque » du Seb frappe encore…

WE du 21-22 mai 2016

Avec : Vinchy et Seb

Aucune négociation possible ce WE sur le « qui sort où ? » , j’ai juste entendu : « je pars avec Vincent, vendredi soir à vélo de Grenoble, skier en Vanoise, avec une petite traversée tranquille d’arêtes, les conditions sont TOP, je penserai bien à vous, bisous ! »

Heu.. bon d’accord ! 🙂  Et bien bon ski alors.    Enfin, bon vélo-ski !    Enfin, bon train-vélo-ski-alpi !! 😉

Le compte-rendu du Seb à propos de leur splendide WE ci-dessous, et celui de son compère Vincent sur Skitour là.

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Qui sort où ?

WE du 19-20 mars 2016

Dans un couple (avec enfants, et sans mode de garde rapidement mobilisable sous la main), si les deux conjoints ont les mêmes passions, et aiment notamment sortir en montagne lorsque les conditions sont optimales, alors se pose à un moment ou à un autre la question « existentielle » du : « c’est qui qui sort ce WE ? » …

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Combe de Mai – Dévoluy

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Combe des Roches sous le col de Comberousse – Belledonne nord

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GTJ des enfants

Grande Traversée du Jura en ski nordique

Du 20 au 24 février 2016

Avec :

  • les enfants par ordre croissant : Adélie (8 ans), Simon (8 ans), Adèle (11 ans), Gaspard (12 ans) et Zoé (12 ans)
  • les adultes : Nico, Claire & Damien, Ariane & Seb

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La saison 2015-2016 restera « historique » pour les skieurs, par le faible enneigement en moyenne altitude. Néanmoins, nous avons pu profiter de conditions plus que correctes pour ce premier raid à skis de nos enfants. Le Jura nous a charmé par ses paysages, malgré le peu de neige, la brume et… la pluie !

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GTJ des enfants J-1

Ca y est, Dame Nature a recouvert le Jura d’un manteau de neige (non, a priori seulement un gilet, n’exagérons rien, car il n’y a pas non plus des quantités spectaculaires de neige !). Après différents points météo ces dernières semaines, nous partons donc demain pour notre petit raid en ski nordique avec enfants !

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Panneau sur une maison de village d’Autrans : dans le Vercors, mieux vaut prévenir, car on n’a plus l’habitude de la neige cette année !

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GTJ des enfants J-21

Partira, partira pas ? Jura, Jura pas ?

Nous souhaitions faire un raid à ski avec les enfants. Sans risque, plutôt en refuge pour pouvoir jouer au chaud le soir, et avec possibilité de s’y rendre en transport en commun : le Jura, et sa Grande Traversée (GTJ), fut donc tout désigné pour un raid en ski nordique. Les copains et leurs enfants motivés (Claire & Damien , et Nico), les étapes calées, les gîtes furent donc réservés (bon, un peu au dernier moment, on est TSAGA ou pas !).

Mais… c’était sans compter avec l’enneigement exceptionnel (-lement déficient) de cette saison 2015-2016.

Alors à J-21 les paris sont ouverts : neigera ou neigera pas d’ici le 20 février ?

Un des gardiens de gite, joint par téléphone nous a confirmé que la traversée du Jura se faisait bien en ce moment… à pied ! Quant à la météo de Caplain, elle annonçait pour ce dimanche 31 janvier un « iso 0 stratosphérique » et des pluies diluviennes…

Nous, chez TSAGA, on a trouvé la solution : on va emmener notre neige, et la dérouler rien que pour nous, tout au long de la traversée. Donc ça donnera : une pulka et son pelleteur, devant, qui déchargera la neige sous les spatules des skieurs, et à l’arrière, une autre pulka avec un autre pelleteur qui rechargera la neige après notre passage.

 

AU-TO-NO-MES on vous dit !

Rendez-vous dans 20 jours… ou pas !

Chronique d’un mercredi ordinaire

Mercredi 2 décembre 2015.

Tranche de vie. En rentrant de l’école ce mercredi midi, alors que tout le monde enlève bottes de neige et salopettes, nous discutons de notre matinée :

– C’était bien l’école ce matin, Titouan ?
– Oui, super bien ! Et toi maman, t’étais où ?
– Je suis allée skier ! Et moi aussi c’était super bien ! Je suis montée sur le Grand Cheval.
– … tu es montée sur un cheval ? Avec tes skis ?

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GDL avant le mauvais temps

Vendredi 13 mars 2015

Avec : Damien, Ariane

GLD : la Grande Lance de Domène… ou la Grand Lièvre Dépaysé !

Ce vendredi, après plusieurs jours de conditions météo et nivologiques parfaites, qui ont permis de faire quelques jolies sorties classiques en semaine, sereinement, dans le massif de Belledonne, nous profitons du dernier créneau de beau temps avant un WE qui s’annonce perturbé.

Damien est dispo, et a les mêmes contraintes qu’Ariane : déposer les enfants le matin à l’école, et les récupérer à 16h30. Ca laisse un peu de temps entre les deux, pour aller traîner ses spatules ailleurs que dans leurs massifs respectifs, la Chartreuse pour Damien, le Vercors pour Ariane. L’occasion de parcourir ce superbe massif de Belledonne, qui sait être sauvage (en dehors des classiques et des WE, tout de même, il ne faut pas exagérer !), tout en dominant des agglomérations bouillonnantes toutes proches. Un contraste unique et toujours surprenant.

En route, et … ne pas être en retard SURTOUT ! Une jolie classique avec Damien, à une prochaine pour une vraie grande boucle.

Pic(s) Saint-Michel

8 mars 2015

Avec : Cécile et Jef,  Alex, Ariane

L’objet de ce blog n’est pas de raconter systématiquement les sorties quotidiennes, mais le côté improvisé de celle-ci en a fait une micro-aventure bien agréable ! Alors, allons-y pour un billet.

Aujourd’hui, c’était retrouvailles « au sommet », des anciens parents de l’école Montessori de Grenoble ! Nous nous sommes connus il y a plusieurs années, car nos enfants étaient « les meilleurs amis du monde », dans cette classe si particulière et si agréable. Et on se retrouve de temps en temps, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Un dimanche totalement improvisé, mais tellement sympa, qu’on vous remercie d’être passé les copains !

Le matin, Ariane a fait une montée express au Pic Saint Michel, entre deux « navettes-taxis » pour accompagner les enfants à leurs diverses activités, et en attendant que les copains arrivent. L’après-midi devaient être plutôt réservée aux diverses sorties de luges, de ski, voire de ski de rando, etc… des petits monstres. Et puis rien ne s’est passé comme prévu : la route de la station de Lans fut coupée à partir de midi, en raison de la trop grande affluence et de la saturation des différents parkings. Avec la chaleur, les parkings dégelaient naturellement, provoquant des glissades des voitures les unes contre les autres. Alors on a abandonné l’idée d’aller faire skier les enfants dans ces conditions, ils ont eu quartier libre dans le pré, les grands sont partis en ski de fond comme des grands dans la plaine, tandis que les parents décidaient de monter en ski de rando… au Pic Saint-Michel ! Alex s’est même joint à nous, en raquettes, tandis que nous portions chacun un peu de son matériel d’alpin. Seb (mille mercis !) s’occupait des 8 enfants, tandis qu’Angelika et son « gros joli ventre » se reposait au soleil.

Nous avons pris le bus à l’aller. Au retour, une famille très sympa nous a fait la navette en sens inverse pour rentrer à la maison : un GRAND merci à eux d’avoir, sans hésiter, pris 4 skieurs en plus de leurs 4 enfants, avec skis et sacs à dos, les obligeant à recharger leur voiture différemment pour que tout rentre !

Une traversée du Vercors…

… du col de Menée au Moucherotte, en ski nordique, tentes et pulkas.

14-18 mars 2015

Avec : Fanny & Vincent, Nico, Laurent, Ariane & Seb.

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Pour nous, tout est parti d’une envie d’arriver à la maison les skis au pied (ou presque). L’envie de parcourir « notre » grand jardin qu’est le Vercors, que nous ne connaissions pas en ski nordique, alors que nous étions allés au nord du cercle polaire. Bref, une faute de goût à réparer très vite !

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Pic Saint Michel

8 février 2015

Pour varier les plaisirs et changer du Moucherotte, le Pic Saint Michel se prête bien également aux sorties express de ski de rando, avec les voisins, depuis la maison. Quelques photos de Seb, et beaucoup de vent, comme le constateront Ariane, Adélie et Gaspard au Moucherotte, quelques heures plus tard (le soleil en moins) :

Mini raid à ski Tarentaise – Italie

Du 7 au 11 mai 2014, profitant d’un passage éclair des grands-parents, nous avons laissé la tribu TAG, pour aller faire un petit raid à ski entre Tarentaise et Italie, en profitant d’un petit créneau météo pas si pire.

Partis du Prariond (Val d’Isère), nous sommes montés à la Grande Aiguille Rousse (3482 m), puis avons rapidement basculé côté italien par le col de la Vache, jusqu’au refuge non gardé de Chivasso (col du Nivolet). Nous avons ensuite gravi le Mont Taou Blanc (3438 m) en cherchant un peu le passage clé (merci Hélène), puis atteint le refuge Bénévolo. Le lendemain, partis initialement pour la Grande Traversière, les conditions de neige, nous ont orienté vers la Becca Traversière (3338 m), avec une petite traversée d’arêtes alpine, pour atteindre le refuge Mario Bezzi. La traversée sur les barres et dans la tempête, le lendemain matin, pour atteindre le col de Vaudet laissera à certains un mauvais souvenir, avant de redescendre en France par le Monal…

La moquette de printemps n’était pas au RV, mais la bonne compagnie, si, avec Hélène et Nico !

Massif du Bolkar – En étoile autour de Maden

Mars 2005

Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb

En 1998, lors d’une projection (de diapos, eh ! c’était au siècle dernier), nous découvrons ces montagnes alpines bien enneigées, qu’il est possible d’aller explorer ski aux pieds à partir de villages engourdis par l’hiver.

A la fin de l’hiver 2003, nous avions réalisé une traversée bien sauvage entre Nice et Briançon,  avec une équipe de copains, pleine d’humour et de bonne humeur. L’idée était de repartir à ski en Turquie, avec le même casting (et une grosse pensée pour Arnaud).

Nous arrivons à Adana (près de la frontière syrienne) via une correspondance à Istanbul. Après une visite express de la ville (notamment pour faire le plein de loukoums !), direction la gare routière pour trouver un dolmus, le mode de transport local. Direction les montagnes du Taurus, avec au menu :

  • Le massif calcaire du Bolkar, à partir de Maden,
  • Les volcans autour de la Cappadoce,
  • Le massif de l’Aladaglar.

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Mont Hasan Dagi

Mars 2005

Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb

Nous arrivons en milieu de journée à Helvadere après avoir changé de bus à Aksaray, ville industrielle située à proximité d’un grand lac salé (Toz golu). On ne peut retourner en montagne, sans avoir eu un aperçu de la Cappadoce. Pour cela, nous parcourons au pas de course le canyon d’Ilhara, aux nombreuses églises troglodytiques. Malheureusement, la dégradation des peintures murales (et notamment les têtes des personnages) nous laisse un gout amer quant au  respect mutuel des religions …

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Massif de l’Aladaglar – En étoile autour de Demirkazik

Mars 2005

Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb

Après une nuit « chez l’habitant » (en l’occurrence chez Ramazan) à Demirkazik, direction la vallée d’Emli (2000 m) pour planter nos tentes. De ce camp de base, au milieu des moutons, l’idée est d’aller « explorer » en étoile les vallées alentours.

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De Nice à Larche

Ski de randonnée – Traversée de Nice à Briançon du 8 au 19 Mars 2003
Avec : Nico, Anne, Sam, Arnaud, Ariane et Seb

Une pâle lueur pénètre à travers les trous des murs de pierres, est-ce déjà l’aube ? Impossible, les lourdes respirations de mes camarades témoignent d’une nuit non encore achevée, et puis, aucun réveil n’a sonné, nous l’aurions entendu… Brusquement, un pressentiment me saisi, rapide coup d’œil sur la montre, le verdict tombe : il est 5 heures, les alarmes de trois montres différentes ont retenti il y a une heure, mais aucune n’a été suffisante pour ébranler le sommeil du groupe des six marmottes que nous constituons !
De tout le raid, l’hébergement de la seconde étape, en l’absence du gîte de Roya, incendié quelques années plus tôt , restait une énigme. Le nom évocateur du vallon de Sallevieille nous laissait présager une nuit délicate, ce ne fut rien, et c’est dans une « bonne vieille » cabane ouverte à tous les vents, que nous nous sommes payés le luxe d’une grasse mat’, partageant un matelas et une couverture pour deux…

Sous le soleil, face à la mer
La traversée du massif du Mercantour tient une place de choix parmi les traversées de l’arc alpin : ce sont les derniers reliefs avant la mer. Et la Grande Bleue, omniprésente en toile de fond, imprime un caractère particulier à ce genre de raid, qui n’en reste pas moins alpin.
En marge de la traversée classique, à cheval sur la crête frontalière, il existe une variante peu connue des foules, dont le caractère sauvage en fait tout le charme.

Itinéraire à inventer, hébergement non gardé, ici l’autonomie prend tout son sens (notamment au niveau du poids des sacs !).
Le hameau de Vignols, porte d’entrée du Parc National du Mercantour et site de réintroduction du Gypaète barbu, est notre point de départ. Nous l’atteignons par un cheminement sur les crêtes au départ du col de la Couillole, profitant des derniers rayons de soleil, tandis que les vallées à nos pieds sont depuis longtemps plongées dans l’obscurité. Face à nous se dresse le Mont Mounier (2817 m), pyramide caractéristique du Mercantour, protégée par des barres calcaires, comme un château imprenable.

La montée au Mounier le lendemain s’effectue sous un soleil radieux, bien que le fond de l’air soit glacial. Nous traversons la barre sud du Mounier par son extrémité est, pour déboucher au col entre le Petit Mounier et le Mounier. Le sommet est atteint en deux coups de spatules, et nous réserve un panorama grandiose jusqu’à la Corse. Le versant nord, dominé par de belles corniches, accueille nos traces dans une neige lourde et croûtée en haut, et qui se fait poudreuse légère à mesure que nous perdons de l’altitude.

Cime de Pal et autres jeux
L’étape du troisième jour s’avère trop ambitieuse au vu de la configuration du terrain. Nous devons rallier le vallon de Gialorgues et son refuge CAF par la cime de Pal, en remontant le vallon de Roya. La crainte d’un enneigement peu abondant au niveau du hameau de Roya (1465 m), nous incite à passer en rive droite, orientée nord. Mais la traversée de multiples petits ruisseaux, assez encaissés, nous oblige à d’innombrables déchaussages, escalades et désescalades, portant un coup fatal à notre horaire : à 12 h nous débouchons seulement à la baisse de Barel, contemplant ce qui nous attend au loin, la face est de la cime de Pal, chauffée par un soleil généreux….

Une cabane ouverte, du vallon de Demandols achève de nous convaincre à utiliser notre jour de sécurité ce soir. Nous nous passerons de la chaleur du poêle encore une fois. En lot de consolation, nous nous payons une montée au Triboulet au soleil couchant, sans les sacs, laissés à la cabane. Quelle joie de godiller léger à la tombée de la nuit !
L’étape du quatrième jour, revue et corrigée, nous offre notre plus belle journée de ski. Enchaînements de passages techniques, et sommets à la pelle offrant des descentes poudreuses ou transformées, nous sommes comblés. Du haut du vallon de Demandols, nous remontons en direction de la pointe de l’Escaillon. Au fond du cirque, un petit couloir assez raide, monté skis sur le sac et crampons aux pieds, nous permet de déboucher sous le Bolofré (2827 m), que nous gravissons dans la foulée. Là-haut, la vue est toujours aussi grandiose que les jours précédents, mais le vent glacial qui nous accompagne depuis ce matin ne nous incite pas à la contemplation. On redescend dard-dard, pour remonter vers la pointe de l’Escaillon (2740 m). La pente raide est chargée et croûtée, les barres en dessous de nous interdisent la chute, la vigilance est maximale. La cime de Pal (2818 m) est ensuite juste derrière. Arrivée au refuge dans l’après-midi : on y accède en grimpant à la fenêtre de l’étage, seule ouverture déneigée ! A l’intérieur l’espace réduit est parfaitement optimisé, et le poêle dans le coin de la cuisine n’échappe à personne, reste à casser du bois… Chacun s’active vers les corvées devenues traditionnelles : déneiger l’entrée, déneiger les fenêtres pour profiter des derniers rayons de soleil, aller chercher l’eau, parfois très loin… Sauf qu’aujourd’hui tout ceci se déroule dans un parfait décor de western, et on ne serait pas surpris de voir surgir une garnison du Fort Carra, sommet parfaitement parallélépipédique qui nous domine.

Retour à la civilisation
L’après-midi du cinquième jour, en arrivant au gîte non gardé de Bousieyas, sur la route de la Bonette, plus haute route d’Europe, nous croisons nos premiers semblables, venus randonner à la journée. Les seules traces rencontrées depuis le Mounier étaient celles de loups, qui ont fait leur réapparition dans le Mercantour en 1992. Ici les quantités de neige sont impressionnantes cette année : plusieurs mètres à la descente du col du Colombart. Qui a dit qu’il n’y avait jamais de neige dans le Mercantour ? !

Le lendemain, nous remontons vers le camp des Fourches, ancienne défense militaire stratégique de la frontière. D’innombrables trous nous font penser à des champs de mines : rien à voir, il s’agit simplement de dolines, phénomène géologique d’effondrement par dissolution du gypse conduisant à la formation de ces cuvettes. Nous sortons du massif avec le premier jour de mauvais temps depuis notre départ : un retour d’est comme on en a l’habitude par ici. Tempête de vent dans le Salso Moreno, passages nuageux menaçants, suivis de trouées de ciel bleu. Les humeurs climatiques et les gobelets (sans pastis ici !) abondants dans ce secteur, nous incitent à jouer la prudence : nous empruntons le raide Pas de la Cavale, skis sur le sac et crampons aux pieds, au lieu du passage initialement prévu par la Tête de l’Enchastraye. Dommage !
La descente sur Larche, poste frontière toujours actif en 2003, est synonyme de longues traversées. Accueillis au gîte GTA par de sympathiques gardiens boulimiques de voyages, notre retour à la civilisation commence par un décrassage en règle à la douche. Ensuite le raid continuera pour la plupart jusqu’à Briançon…

Traversée en ski-pulkas au pays des rennes

Mars 2013

Traversée en ski nordique avec pulkas, et en autonomie, de Ritsem à Kvikkjokk, sur la Padjelenta (Massif du Sarek – Suède).

Avec : Hélène, Nico, Emilie, Olivier, Ariane et Seb

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Au cœur de la Padjelanta

Une superbe incursion dans le Grand Blanc, aux températures bien négatives, avec en prime un joli sommet (le Vassjabakte, 1735 m)  pour découvrir les immenses étendues immaculées qui nous entourent : territoires où la « wilderness » prend tout son sens.

Après une remontée au nord de la Suède en train-couchettes, au-delà du cercle polaire arctique, nous sommes partis dans le froid glacial (garant d’une excellente neige, nécessaire pour traverser les lacs gelés) du village de Ritsem, pour parcourir le parc national de la Padjelenta. Les parcs nationaux Sarek-Padjelenta constituent le plus grand ensemble protégé en Europe.

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Nous avions pris la tente et le nécessaire de bivouac (matelas et duvets Grand Froid), « au cas où », mais avons finalement dormi en cabanes non gardées, 6 couchages en général, disposant de couettes (grand luxe !) et de matelas supplémentaires en cas d’affluence. Nous n’avons croisé que deux gars, un soir, réalisant une traversée de plusieurs semaines, entre la Russie et la Norvège.  A l’intérieur, un petit chauffage au gaz permet d’avoir des températures décentes, et parfois un séchoir attenant, avec un second chauffage au gaz, permet de faire sécher le matériel. Enfin, un réchaud (au gaz également) dans le coin cuisine, indispensable pour faire de l’eau à partir de la neige. Les cabanes sont généralement ouvertes, le paiement des nuitées se fait a posteriori via Internet.

Un essai de film monté avec Windows Movie Maker, qui permet de ressentir les looooonngues journées de traversée !