5->7/08 : L’objectif du jour est de rejoindre le lac Song Kol (3000 m), l’âme du Kirghizstan d’après les récits de voyageurs. Petite entrave à notre étique sur les transports « doux » ; on utilise un van pour monter au col de Kalmak Ashu (3400 m), une des portes d’entrée vers ce plateau suspendu, nous évitant ainsi plus de 1700 m de dénivelé ! Lire la suite
Kirghyzstan : Kul Ukok à cheval, 3 jours de découverte de la vie pastorale
Du 1er au 3/O8
Les enfants sont à peine remis de leurs diarrhées et autre fièvres, mais ils veulent à tous prix commencer ce tour à cheval de 3 jours. C’est pourtant une grosse journée qui nous attend : plus de 1000 m de dénivelé et près de 5 h de cheval. Gaspard aura son propre cheval alors que Titouan partagera le sien sur le dos de sa maman et Adélie chevauchera devant son papa. Le guide, à nos petits soins, nous aidera à trouver le chemin mais surtout s’occupera des chevaux. Lire la suite
Kirghyzstan : La vallée de Kongur Olong, une alternative à la rive sud du lac
25/07 : Aujourd’hui, c’est fini pour les vacances au bord de la mer ! Direction : une vallée parallèle à la rive sud pour éviter la circulation grandissante.
Un dernier regard en arrière pour contempler les montagnes de frontière Kazakhstan/Kirghizstan dominant le lac
La montée jusqu’à la petite ville Bokonbaevo (250 m de D+) nous permet une bonne mise en jambe. Lire la suite
Kirghyzstan : La rive sud du lac Issyk Kul
22/07 : Après Kyzyl Suu, la circulation est toujours assez intense. Compte tenu de la dangerosité de la route et du faible intérêt paysager, nous choisissons de faire un petit saut de puce en mini-van, dans l’objectif de profiter un maximum de la partie qui longe la mer le lac ! Lire la suite
Kirghyzstan : Autour de Karakol
19/07 : début de nos aventures à vélo. On se fait déposer au bout de la route (2000 m), au-dessus du village de Djeti Oguz, dans l’une des vallées alpines des montagnes de Karakol. C’est parti pour 250 m de dénivelé en vélo pour se mettre en jambe ! Après les premiers kilomètres très agréables, avec en toile de fond les magnifiques rochers de grés rouges, la piste se corse en devenant plus rugueuse et plus pentue. Lire la suite
Kirghyzstan : De Bishkek à Karakol
Arrivée à Bishkek à 3h50 du mat’, le 16/07/2013. On récupère nos nombreux bagages sans encombre. On essaie de discuter avec nos voisins de voyage, des polonais qui nous prennent vite un peu de haut… en effet, eux c’est du sérieux, ils partent en expé pour gravir le Khan Tengri, le sommet emblématique de l’Est du Kirghizstan aux allures himalayennes, avec son altitude de 7000 m (en montant sur la pointe des pieds !). Lire la suite
Kirghyzstan : Les préparatifs et la logistique
« Allo Maman, on est à la gare de Stockholm. On attend le train de nuit pour Gallivare. Nos billets d’avion pour le Kirghizstan, cet été, viennent d’être annulé par GoVoyage… C’est la cata ! Pourrais-tu nous reprendre des billets d’avion pour le Kirghizstan, pour nous 5, car on ne pourra pas attendre le retour de notre raid à ski dans le nord de la Suède, vu que les prix augmentent de jour en jour ? »
Voilà comment, alors que venions d’être « lachés » par GoVoyages, et que nous transitions pour un raid à ski en Laponie Lire la suite
Une boucle entre Galibier et Thabor
WE du 31 aout & 1er septembre 2013
Avec : SebV, NicoG, H*, Ariane et SebL
Du beau VTT de montagne, avec une première journée mitigée en terme de portage/roulage, rattrapée par une seconde journée splendide le long du chemin du Roy.
Itinérance dans les ocres et les bories
WE du 1er mai 2012
Avec : Aurélie, Tom, Manon et Amandine
4 jours et 3 nuits, avec 5 enfants, de 0 à 8 ans, dont deux qui pédalent.
Le Lubéron se prête bien au vélo-sacoches en famille sur des petites durées. On circule parfois sur petites routes, mais la circulation est raisonnable. Quelques cotes, courtes mais raides à négocier avec des apprentis pédaleurs !
- 1er jour : trajet aller – Apt – camping Arc en Ciel à Roussilon

- 2ème jour : Gordes – Sénaque – Village des bories
- 3ème jour : Roussillon et sentier des ocres – Camping du Colorado
- 4ème jour : Rustrel – Colorado provençal – Apt – retour maison
Itinérance à côté de la maison
WE du 11 novembre 2011
Avec : Claire, Richard, Antoine et Raphaël
Premier WE itinérant pour Titouan. Nous ne partons pas très loin de la maison, sur la piste cyclable reliant Ugine à Annecy.

Adélie, 4 ans, pédale seule la plupart du temps et suit son grand frère et ses copains. Titouan est dans son cosy fixé à la carriole.
La première partie de l’itinéraire est peu fréquentée, en revanche plus on se rapproche d’Annecy, plus le nombre de cyclistes augmente, et pas uniquement des cyclos du dimanche comme nous, mais de véritables « routeux » lancés à pleine vitesse… Cela constitue un véritable danger pour les plus petits dont les trajectoires ne sont pas encore très précises. Les enfants se feront enguirlander régulièrement par ces vélos de route, en plein entrainement, qui oublient que la route est plus adaptée à leur pratique qu’une piste cyclable souvent utilisée à des fins familiales, surtout le WE !
Nous dormons au camping du Crétoux, à Saint Jorioz, qui est encore ouvert à cette époque de l’année. Le confort sera maximal, car les températures sont très fraîches : la gérante nous propose un mobil home chauffé, que nous acceptons avec un plaisir immense !
A la recherche de l’or bleu, au pays de l’or noir
L’exploitation des hydrocarbures a été à l’origine de l’essor économique des pays du Golfe comme l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis ou encore le Qatar. En quelques décennies, ces pays désertiques sont devenus parmi les plus riches de la planète. Mais à quel prix ?
Massif du Bolkar – En étoile autour de Maden
Mars 2005
Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb
En 1998, lors d’une projection (de diapos, eh ! c’était au siècle dernier), nous découvrons ces montagnes alpines bien enneigées, qu’il est possible d’aller explorer ski aux pieds à partir de villages engourdis par l’hiver.
A la fin de l’hiver 2003, nous avions réalisé une traversée bien sauvage entre Nice et Briançon, avec une équipe de copains, pleine d’humour et de bonne humeur. L’idée était de repartir à ski en Turquie, avec le même casting (et une grosse pensée pour Arnaud).
Nous arrivons à Adana (près de la frontière syrienne) via une correspondance à Istanbul. Après une visite express de la ville (notamment pour faire le plein de loukoums !), direction la gare routière pour trouver un dolmus, le mode de transport local. Direction les montagnes du Taurus, avec au menu :
- Le massif calcaire du Bolkar, à partir de Maden,
- Les volcans autour de la Cappadoce,
- Le massif de l’Aladaglar.
Mont Hasan Dagi
Mars 2005
Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb
Nous arrivons en milieu de journée à Helvadere après avoir changé de bus à Aksaray, ville industrielle située à proximité d’un grand lac salé (Toz golu). On ne peut retourner en montagne, sans avoir eu un aperçu de la Cappadoce. Pour cela, nous parcourons au pas de course le canyon d’Ilhara, aux nombreuses églises troglodytiques. Malheureusement, la dégradation des peintures murales (et notamment les têtes des personnages) nous laisse un gout amer quant au respect mutuel des religions …
Massif de l’Aladaglar – En étoile autour de Demirkazik
Mars 2005
Avec : Nico, Sam, Ariane et Seb
Après une nuit « chez l’habitant » (en l’occurrence chez Ramazan) à Demirkazik, direction la vallée d’Emli (2000 m) pour planter nos tentes. De ce camp de base, au milieu des moutons, l’idée est d’aller « explorer » en étoile les vallées alentours.
Un petit retour d’expériences sur notre matériel
Mise à jour 2015 ici : « Bicicleta en pays inca – Retour d’expériences sur le matériel« .
Notre équipement pour voyager à vélo a évolué au fur et à mesure de l’arrivée des enfants.
Nous n’avons pas spécifiquement de matériel très technique, hormis quelques équipements incontournables. N’étant pas dans l’âme des accros au « matos haut-gamme à tout prix », et l’équipement de 3 enfants commençant à représenter un sérieux budget (surtout quand on cumule un certain nombre d’activités de montagne et autres !), nous avons trouvé des compromis qui nous ont satisfait jusqu’à présent.
Notre équipement a été utilisé sur des durées n’excédant pas 5 semaines, mais plusieurs fois par an pendant plusieurs années, et sous différents climats. Nous avons eu quelques soucis techniques dans certains voyages (arrachage de capote de carriole lors d’une tempête, casse d’une roue libre..) mais finalement peu de problèmes et tous inhérents au voyage à vélo.
Nous sommes convaincus qu’il est donc tout à fait envisageable de vivre de belles aventures à vélo, sans forcément y consacrer un budget démesuré ! Lire la suite
Val di Sugana
Mercredi 1er aout : à partir d’aujourd’hui, il n’y aura presque plus de campings sur notre itinéraire jusqu’à Venise, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Nous descendons le Val Sugana et sa superbe piste cyclable, la Via Augusta (qui relie Munich à Venise).
Pause de midi à la recherche d’ombre et d’air frais : il fait très CHAUD ! Lire la suite
Val d’Isarco et Haut Adige
Samedi 28 juillet : visite de la ville de Brixen (Bressanone). Petites rues ombragées, cloitres et église, cette petite ville est charmante. Notre souci vient de Titouan aujourd’hui, très fatigué par la chaleur, et qui refuse de manger. Nous ne savons pas que c’est le début d’un long refus systématique de nourriture qui durera jusqu’à Venise, synonyme de cure d’amaigrissement impressionnante…
La chaleur soudaine, la fatigue des enfants, la fin d’étape peu intéressante du jour, tout ceci nous convainc qu’il est plus sage de faire quelques kilomètres en train jusqu’à Bolzano. Lire la suite
Le Val di Pusteria
Samedi 21 juillet 2012 : première nuit des vacances, en Italie, au sud de Vicenza (Lago di Fimon). Nous découvrons avec plaisir ce petit agriturismo, petit camping à la ferme avec des poules en liberté, des chèvres dans un enclos. Après plusieurs heures de trajet un peu à l’étroit, les enfants sont revis de ce premier arrêt des vacances !
Nous testons pour la première fois le raccordement de nos deux tentes. Nous avons en effet opté cette année pour un système de tentes « à extension ». Notre tente Freetime (3,8 kg pour 3-4 places) qui nous a donné satisfaction en Norvège, et une tente Quechua 2’’ (2,4 kg pour 1-2 places). La 2’’ sera pratique à déplier rapidement pour créer un abri de fortune en cas de pluie, de sieste, etc… Elle s’insère parfaitement à l’arrière de la carriole. Les 2 tentes « se raccordent » entre elles en insérant l’entrée de la 2’’ dans l’auvent de la Freetime. Gaspard et Adélie dormirons dans le tente 2’’, ,nous dormirons dans la Freetime avec Titouan. Quand à l’espace central, entre les 2 tentes, il permet de stocker les sacoches. L’entrée générale se fait par l’ouverture à l’arrière de la Freetime.

Cette nuit nous essuyons un premier orage avec une pluie modérée, l’étanchéité semble satisfaisante pour ce type de pluie, en s’assurant que chacune des tentes soit parfaitement tendue. Lire la suite
De Larche à Briançon
en construction
De Nice à Larche
Ski de randonnée – Traversée de Nice à Briançon du 8 au 19 Mars 2003
Avec : Nico, Anne, Sam, Arnaud, Ariane et Seb
Une pâle lueur pénètre à travers les trous des murs de pierres, est-ce déjà l’aube ? Impossible, les lourdes respirations de mes camarades témoignent d’une nuit non encore achevée, et puis, aucun réveil n’a sonné, nous l’aurions entendu… Brusquement, un pressentiment me saisi, rapide coup d’œil sur la montre, le verdict tombe : il est 5 heures, les alarmes de trois montres différentes ont retenti il y a une heure, mais aucune n’a été suffisante pour ébranler le sommeil du groupe des six marmottes que nous constituons !
De tout le raid, l’hébergement de la seconde étape, en l’absence du gîte de Roya, incendié quelques années plus tôt , restait une énigme. Le nom évocateur du vallon de Sallevieille nous laissait présager une nuit délicate, ce ne fut rien, et c’est dans une « bonne vieille » cabane ouverte à tous les vents, que nous nous sommes payés le luxe d’une grasse mat’, partageant un matelas et une couverture pour deux…
Sous le soleil, face à la mer
La traversée du massif du Mercantour tient une place de choix parmi les traversées de l’arc alpin : ce sont les derniers reliefs avant la mer. Et la Grande Bleue, omniprésente en toile de fond, imprime un caractère particulier à ce genre de raid, qui n’en reste pas moins alpin.
En marge de la traversée classique, à cheval sur la crête frontalière, il existe une variante peu connue des foules, dont le caractère sauvage en fait tout le charme.
Itinéraire à inventer, hébergement non gardé, ici l’autonomie prend tout son sens (notamment au niveau du poids des sacs !).
Le hameau de Vignols, porte d’entrée du Parc National du Mercantour et site de réintroduction du Gypaète barbu, est notre point de départ. Nous l’atteignons par un cheminement sur les crêtes au départ du col de la Couillole, profitant des derniers rayons de soleil, tandis que les vallées à nos pieds sont depuis longtemps plongées dans l’obscurité. Face à nous se dresse le Mont Mounier (2817 m), pyramide caractéristique du Mercantour, protégée par des barres calcaires, comme un château imprenable.
La montée au Mounier le lendemain s’effectue sous un soleil radieux, bien que le fond de l’air soit glacial. Nous traversons la barre sud du Mounier par son extrémité est, pour déboucher au col entre le Petit Mounier et le Mounier. Le sommet est atteint en deux coups de spatules, et nous réserve un panorama grandiose jusqu’à la Corse. Le versant nord, dominé par de belles corniches, accueille nos traces dans une neige lourde et croûtée en haut, et qui se fait poudreuse légère à mesure que nous perdons de l’altitude.
Cime de Pal et autres jeux
L’étape du troisième jour s’avère trop ambitieuse au vu de la configuration du terrain. Nous devons rallier le vallon de Gialorgues et son refuge CAF par la cime de Pal, en remontant le vallon de Roya. La crainte d’un enneigement peu abondant au niveau du hameau de Roya (1465 m), nous incite à passer en rive droite, orientée nord. Mais la traversée de multiples petits ruisseaux, assez encaissés, nous oblige à d’innombrables déchaussages, escalades et désescalades, portant un coup fatal à notre horaire : à 12 h nous débouchons seulement à la baisse de Barel, contemplant ce qui nous attend au loin, la face est de la cime de Pal, chauffée par un soleil généreux….
Une cabane ouverte, du vallon de Demandols achève de nous convaincre à utiliser notre jour de sécurité ce soir. Nous nous passerons de la chaleur du poêle encore une fois. En lot de consolation, nous nous payons une montée au Triboulet au soleil couchant, sans les sacs, laissés à la cabane. Quelle joie de godiller léger à la tombée de la nuit !
L’étape du quatrième jour, revue et corrigée, nous offre notre plus belle journée de ski. Enchaînements de passages techniques, et sommets à la pelle offrant des descentes poudreuses ou transformées, nous sommes comblés. Du haut du vallon de Demandols, nous remontons en direction de la pointe de l’Escaillon. Au fond du cirque, un petit couloir assez raide, monté skis sur le sac et crampons aux pieds, nous permet de déboucher sous le Bolofré (2827 m), que nous gravissons dans la foulée. Là-haut, la vue est toujours aussi grandiose que les jours précédents, mais le vent glacial qui nous accompagne depuis ce matin ne nous incite pas à la contemplation. On redescend dard-dard, pour remonter vers la pointe de l’Escaillon (2740 m). La pente raide est chargée et croûtée, les barres en dessous de nous interdisent la chute, la vigilance est maximale. La cime de Pal (2818 m) est ensuite juste derrière. Arrivée au refuge dans l’après-midi : on y accède en grimpant à la fenêtre de l’étage, seule ouverture déneigée ! A l’intérieur l’espace réduit est parfaitement optimisé, et le poêle dans le coin de la cuisine n’échappe à personne, reste à casser du bois… Chacun s’active vers les corvées devenues traditionnelles : déneiger l’entrée, déneiger les fenêtres pour profiter des derniers rayons de soleil, aller chercher l’eau, parfois très loin… Sauf qu’aujourd’hui tout ceci se déroule dans un parfait décor de western, et on ne serait pas surpris de voir surgir une garnison du Fort Carra, sommet parfaitement parallélépipédique qui nous domine.
Retour à la civilisation
L’après-midi du cinquième jour, en arrivant au gîte non gardé de Bousieyas, sur la route de la Bonette, plus haute route d’Europe, nous croisons nos premiers semblables, venus randonner à la journée. Les seules traces rencontrées depuis le Mounier étaient celles de loups, qui ont fait leur réapparition dans le Mercantour en 1992. Ici les quantités de neige sont impressionnantes cette année : plusieurs mètres à la descente du col du Colombart. Qui a dit qu’il n’y avait jamais de neige dans le Mercantour ? !
Le lendemain, nous remontons vers le camp des Fourches, ancienne défense militaire stratégique de la frontière. D’innombrables trous nous font penser à des champs de mines : rien à voir, il s’agit simplement de dolines, phénomène géologique d’effondrement par dissolution du gypse conduisant à la formation de ces cuvettes. Nous sortons du massif avec le premier jour de mauvais temps depuis notre départ : un retour d’est comme on en a l’habitude par ici. Tempête de vent dans le Salso Moreno, passages nuageux menaçants, suivis de trouées de ciel bleu. Les humeurs climatiques et les gobelets (sans pastis ici !) abondants dans ce secteur, nous incitent à jouer la prudence : nous empruntons le raide Pas de la Cavale, skis sur le sac et crampons aux pieds, au lieu du passage initialement prévu par la Tête de l’Enchastraye. Dommage !
La descente sur Larche, poste frontière toujours actif en 2003, est synonyme de longues traversées. Accueillis au gîte GTA par de sympathiques gardiens boulimiques de voyages, notre retour à la civilisation commence par un décrassage en règle à la douche. Ensuite le raid continuera pour la plupart jusqu’à Briançon…
A vélo des Tre Cime di Lavaredo à Venise – Eté 2012
A vélo des Tre Cime di Lavaredo à Venise : Ice cream Tour 2012
Eté 2012
Avec : TSAGA au complet
Comme promis, cette année nous allons à la mer, et visiter Venise, mais… en partant des montagnes !
Nous partons du haut des Dolomites italiennes (des Tre Cime di Lavaredo) pour nous laisser doucement descendre vers la mer : 2400 m de dénivelée négative (avec quelques petites montées tout de même, sinon, ce n’est pas drôle), pour 400 km de voies protégées (90%) !
Côté matériel, nous augmentons le nombre de sacoches, car nous partons en montagne et à la mer, cumulant ainsi plusieurs activités, et un petit bonhomme qui porte encore des couches (nous n’emportons pas les couches lavables cette fois-ci) :
– Gaspard, sur son VTT Trek 24 » a deux belles sacoches arrière, qui viennent compléter sa sacoche de guidon
– Adélie, sur son vélo Puky 18 » à vitesses, a deux petites sacoches pour ranger ses trésors, et elle est reliée à Ariane via son Follow-me,
– Titouan est dans la carriole avec les matelas et la tente,
– Seb a 2 sacoches arrière et 2 avant (la totale !),
– Ariane a deux sacoches arrière, surmontées d’un big-bag, ainsi qu’une sacoche de guidon.
C’est parti !
Partie amont : le Val di Pusteria
Partie intermédiaire : le Val d’Isarco et le Haut-Adige
Partie avale : le Val di Sugana
Ci-dessous, le film, attention c’est long !
Belle Ile et île de Groix
Les îles bretonnes se prêtent parfaitement à la pratique du vélo « en étoile », avec de jeunes enfants, qui peuvent commencer à pédaler tout seul, gérer des petites distances, des montées courtes mais très raides, prendre conscience de la circulation routière, qui peut être inexistante ou très dense sur les axes principaux des îles…

Un p’tit bibi pour le goûter, ou un « Tybibi » à la mode bretonne ?
En juillet 2009, nous avons testé Belle Île et l’île de Groix, avec nos deux enfants de 5 et 2 ans, et sommes partis durant plusieurs jours à la découverte des plages et des petits sentiers de ces îles.
Après avoir réalisé des traversées en bateau avec nos vélos, nous avons campé (camping) et rayonné à partir de notre « camp de base » chaque jour.
Voici les galeries de photos associées, en suivant les liens ci-dessous :
Bonnes balades ! 🙂
Albanie sous la pluie, à vélo entr’les gouttes d’eau !
Vélo-sacoches entre Albanie et Macédoine en avril 2010.
A Bari (Italie), nous prenons le ferry pour Durrës, porte d’entrée en Albanie. Ce pays a été l’un des plus fermés de la planète pendant plusieurs décennies. Pensez donc : en 1991, à la chute du communisme, seulement 600 voitures circulaient dans ce pays à portée de rames de l’Italie.
Arrivée à Tromso
Le lendemain il pleut à nouveau, et il nous semble que les températures chutent. En effet, à Tromso, nous nous appercevrons que la neige est à 400 au-dessus de la ville ! A la mi-journée nous nous arrêtons sous l’auvent d’une maison, dont l’habitante nous offrira des chocolats, et nous attrapons le bus pour entrer dans Tromso.
Senja : de Gryllefjord à Botnhamm
Les 1h40 de traversée vers l’ïle de Senja, sont l’occasion de jouer au chaud sans les vêtements de pluie, avec des copains de bateau.
Vesteralen : de Melbu à Andenes
Arrivée au port de Melbu, la pluie reprend de plus belle, et un petit supermarché est pour nous l’occasion d’une loonnngue pause, n’étant pas très motivé pour rouler encore sous des trombes d’eau. Au bout d’un moment, la pluie s’arrête, et le ciel se dégage, nous reprenons la route pour nous arrêter finalement plus tôt que prévue dans la journée, sur une superbe plage qui nous tend les bras et nous offre un emplacement de bivouac idéal !
Lofoten : de A à Fiskebol
Départ de l’aéroport de Genève le mercredi 7 juillet 2010 à midi.
Seb va garer notre voiture à Ferney-Voltaire (car le parking et gratuit, ce qui est plutôt intéressant pour un stationnement d’un peu plus de 3 semaines !). Il revient à l’aéroport sur le petit vélo 18’’ de Gaspard, qui est le seul vélo non emballé !
A vélo à travers l’archipel des Lofoten/Vesteralen – Norvège
Traversée en ski-pulkas au pays des rennes
Mars 2013
Traversée en ski nordique avec pulkas, et en autonomie, de Ritsem à Kvikkjokk, sur la Padjelenta (Massif du Sarek – Suède).
Avec : Hélène, Nico, Emilie, Olivier, Ariane et Seb
Une superbe incursion dans le Grand Blanc, aux températures bien négatives, avec en prime un joli sommet (le Vassjabakte, 1735 m) pour découvrir les immenses étendues immaculées qui nous entourent : territoires où la « wilderness » prend tout son sens.
Après une remontée au nord de la Suède en train-couchettes, au-delà du cercle polaire arctique, nous sommes partis dans le froid glacial (garant d’une excellente neige, nécessaire pour traverser les lacs gelés) du village de Ritsem, pour parcourir le parc national de la Padjelenta. Les parcs nationaux Sarek-Padjelenta constituent le plus grand ensemble protégé en Europe.
Nous avions pris la tente et le nécessaire de bivouac (matelas et duvets Grand Froid), « au cas où », mais avons finalement dormi en cabanes non gardées, 6 couchages en général, disposant de couettes (grand luxe !) et de matelas supplémentaires en cas d’affluence. Nous n’avons croisé que deux gars, un soir, réalisant une traversée de plusieurs semaines, entre la Russie et la Norvège. A l’intérieur, un petit chauffage au gaz permet d’avoir des températures décentes, et parfois un séchoir attenant, avec un second chauffage au gaz, permet de faire sécher le matériel. Enfin, un réchaud (au gaz également) dans le coin cuisine, indispensable pour faire de l’eau à partir de la neige. Les cabanes sont généralement ouvertes, le paiement des nuitées se fait a posteriori via Internet.
Un essai de film monté avec Windows Movie Maker, qui permet de ressentir les looooonngues journées de traversée !
Ethiopie
L’Éthiopie, le principal château d’eau du Nil bleu
Seb est allé plusieurs fois en Éthiopie dans le cadre professionnel afin d’étudier et rechercher de nouvelles ressources en eau dans le secteur du lac Tana (région Amhara). Lors de ses séjours, il a pu prendre le pouls de ce pays si différent des autres pays africains situés à cette latitude.
Ici, le relief a structuré des paysages et des climats très contrastés. Les secteurs du Dallol et de l’Afar (situé sous le niveau de la mer) sont parmi les régions les plus chaudes et arides de la planète alors que 300 km plus à l’Ouest, les hauts plateaux sont soumis à un climat tempéré, avec même du givre assez fréquent sur les sommets dépassant les 4000 m d’altitude.
Sur l’ensemble des plateaux de l’Éthiopie, on retrouve une relative unité culturelle, fondé sur la pratique d’un christianisme orthodoxe qui remonte au IVe siècle. Cette unité culturelle pourrait expliquer le fait que ce pays est le seul du continent, avec le Libéria, à ne pas avoir été colonisé (en dehors d’une période d’occupation italienne entre 1936 et 1941).
Depuis le royaume aksoumite datant des premiers siècles de notre ère, l’Éthiopie a été au cœur de l’Histoire de l’Afrique de l’Est. Plus récemment, la guerre Érythrée-Éthiopie de la fin des années 1990 est une dernière « réplique » des 30 années de conflit ayant abouti à l’indépendance de l’Érythrée en 1993.

Au sud de Bahir Dar, un jeune berger ramasse les crottes de moutons, jonchant à proximité d’un char abandonné lors du conflit avec l’Érythrée.
Lac Tana
Ce lac, situé à 1700 m d’altitude, est l’un des plus grands plans d’eau africains à cette latitude, après le Lac Tchad. Comme son homologue sahélien, ce lac est très peu profond (moins d’une dizaine de mètres de profondeur).
On peut le considérer comme la mère du Nil bleu (abay pour les éthiopiens), même si certains sont allés déterminer une source amont plus « officielle » (cf rubrique « Source du Nil ») à ce fleuve.
La seule grande ville riveraine est Bahir Dar (Gondar est à 20 km du lac). Même si quelques autres bourgades (comme Gorgora au Nord et Kunzela au Sud) possèdent de petits « ports », on ne peut pas dire que les populations locales (principalement des familles d’éleveurs) soient tournées vers cette étendue lacustre. Localement, les pêcheurs au filet utilisent encore les tankwa, ces esquifs en roseau, qui ne sont pas sans rappeler leurs cousines sud-américaines du lac Titicaca.
Le lac possède de nombreuses îles de taille variable. Sur la plupart d’entre elles, les éthiopiens y ont construit des monastères. Les pélicans et les hippopotames sont les animaux emblématiques du lac Tana. Quant aux crocodiles, ils sont plus inféodés au Nil et ils ne s’aventurent que rarement dans le lac.
Environ 50 km à l’aval du lac Tana, le cours du Nil est marqué par la 1ère cataracte (Tis Isat). Excepté en période de crue, le tumulte de l’eau y est nettement moins impressionnant depuis la création d’une centrale hydro-électrique au droit de la chute (ce qui devrait être encore accentué par la mise en service de la centrale hydroélectrique de Beles). Après un long parcours en Éthiopie, le Nil Bleu rejoint le Nil Blanc au Soudan, à proximité de Khartoum. Même si le Nil Blanc est plus long que le Nil Bleu, compte tenu des reliefs marqués et bien arrosés, le Nil Bleu possède un débit plus important (environ les 2/3 du débit à la confluence). La gestion de cette ressource transfrontalière représente un enjeu important et stratégique pour l’ensemble des pays riverains et en premier chef pour l’Égypte dont l’agriculture dépend étroitement de cette ressource nourricière.
Les sources du Nil
La région du lac Tana a été fréquentée dès la fin du Moyen-âge par les portugais. De nombreux ponts anciens, comme celui à l’aval de la 1ère cataracte du Nil, sont ainsi attribués aux portugais.
Plus tard, en 1770, le britannique James Bruce parcourra la région du lac Tana en cherchant la source du Nil (bleu). C’est ainsi qu’une petite source insignifiante de Gish Abay (dans la woreda de Sekela), à quelques dizaines de kilomètres au sud du lac, est aujourd’hui devenu LA source à l’origine du plus long fleuve du monde ! Cette date, qui a marqué l’exploration de la région, est également considérée comme le début de l’exploration (européenne) du continent africain ; Bruce ayant devancé Caillé, Livingstone ou Stanley.
Lorsque j’ai visité cette source sacrée, j’ai été amené à réaliser un prélèvement d’eau pour analyse chimique, sous l’œil protecteur d’un moine. Les résultats ont montré que la qualité chimique de cette source était « sacrément » comparable à celles des sources voisines…
Le bassin de Beles
L’Éthiopie augmente ces dernières années sa production d’énergie hydro-électrique dans l’objectif de l’exporter vers ses pays voisins. Cette ambition est synonyme d’espoir pour l’Éthiopie, mais semble déconnectée des réalités locales ; les populations rurales n’ayant généralement pas accès à l’électricité.
En tête du bassin de Beles, une nouvelle centrale hydroélectrique possède une capacité de 460 MW. L’eau est captée dans le lac Tana et restituée dans la vallée de Beles, court-circuitant ainsi une partie du Nil Bleu. Cet aménagement, mis en service au début des années 2010, a suscité de nombreuses tensions avec les pays aval et notamment avec l’Égypte.
Par ailleurs, le paysage et le climat sont très différents entre les hauts plateaux (y compris autour du Lac Tana) et les low-lands du bassin de Beles. Les populations y sont également très distinctes ; la vallée de Beles étant naturellement tournée vers le Soudan.
L’eau dans le bassin du lac Tana
La région du lac Tana, et plus généralement les hauts plateaux éthiopiens, sont bien arrosés, même si ces précipitations sont relativement mal réparties au cours de l’année. A proximité du lac (1700 m d’altitude), les précipitations annuelles sont de l’ordre d’un mètre par an alors qu’elles peuvent atteindre le double à proximité des reliefs (qui peuvent dépasser 4000 m d’altitude) ceinturant le lac.
Jusqu’à peu, seule l’agriculture pluviale était représentée sur ces terres d’altitude, notamment pour cultiver le teff, la céréale endémique à l’Éthiopie (et à l’Érythrée) qui sert à préparer la galette traditionnelle (injera). Dans ce contexte, les eaux de surface étaient suffisantes pour répondre aux faibles besoins en eau des populations rurales ; et seules les quelques agglomérations urbaines, comme Gondar ou Bahir Dar, exploitaient les eaux souterraines à l’aide de forages.
Les eaux superficielles, pourtant souvent de piètre qualité bactériologique, restent encore intensément utilisées. Les populations rurales viennent chercher leur eau « à boire » à la mare, dans la rivière, voire directement dans le lac Tana. Peu à peu, l’insera, la poterie traditionnelle en terre cuite permettant de transporter l’eau à dos d’homme de femme, laisse place à des jerricans jaunes prolongeant la vie de ces bidons d’huile de cuisson.
Dans l’objectif de garantir la continuité de l’accès à la ressource en eau et pour limiter les risques sanitaires, ces 30 dernières années des organismes internationaux comme l’UNICEF ont financé la mise en place de nombreuses pompes à mains, de type INDIA, permettant de pomper des eaux souterraines de meilleure qualité. Chaque petit village possède généralement ce type de pompe.
La vie quotidienne
L’odeur du café se retrouve dans l’ensemble des lieux de vie éthiopiens : des maisons cossues d’Addis Abeba aux huttes de montagne. L’accueil des voyageurs de passage s’effectue généralement autour d’un café (buna), versé à l’aide d’une cafetière caractéristique en terre cuite (jebena).
Autour du lac Tana, il n’est pas rare de rencontrer des caféiers dès que l’on dépasse 2500 m d’altitude.
Le paysage à l’est du lac Tana est marqué par la présence de pitons volcaniques (plug) très acérés. Parmi les plus remarquables, celui d’Addis Zemen (N12°08’52’’- E37°45’58’’) et celui d’Amora Gedel ou « Rocher des vautours » (N11°55’24’’ – E37°54’59’’ à l’ouest De Debre Tabor) y tiennent une place de choix.
Dans la vie quotidienne, beaucoup de choses attirent l’attention dans ce pays d’éleveurs. Les femmes portent leur bébé sur le dos, à l’aide d’un sac à dos en peau de vache, qu’elles nomment Ankelba. Quelque fois ces porte-bébés peuvent être ornés de petits coquillages (de type cori) en signe de richesse ou de protection…



















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